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TVB 2007

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« L'âne à thème? | Accueil | So French »

12/04/2007

Commentaires

Seb

Soyons mesuré et sérieu un instant. Comme le dit Baverez la France est à l'entrée d'un virage qu'elle ne doit pas rater. J'ai trés peur que la majorité des français vote contre des personnalités bien plus que des programmes.

L'économie est le moteur de la société. Il ne sert à rien de vouloir passer sa vie à régler des problèmes qui n'auront pas de financement.

Le programme économique de N. Sarkozy est le meilleur (enfin... le moins pire) est de loin. Entre une Ségolène utra gauche comme cela n'existe plus en Europe et un Bayrou qui veut faire une loi pour rentre l'économie gentillette... Ouvrons les yeux? OUVREZ LES YEUX !!

Et surtout cessez de parler de dangereux criminel et d'une France au bord de la dictature si SArkozy passe. Soyons un peu adulte et cessons de baigner dans cette phobie du changement. BOUGEONS ! ENFIN !

Jules

Nicolas Sarkozy n'a pas le monopole du populisme dans cette élection. C'est sans doute la qualité la mieux distribuée dans cette élection.
Par ailleurs, le populisme est un passage obligé pour gagner une élection.
Tous les electeurs n'ont pas un bac +5 en Sciences Politiques et sont à même de saisir les enjeux fondamentaux tels que la lutte contre les déficits, la croissance, etc.

Cet extrait de The Economist pourrait servir à lui-seul de programme politique à Nicolas Sarkozy :

"La cure la plus urgente pour guérir tous ces problèmes est d’augmenter la croissance. Cela requiert une libéralisation radicale du marché du travail, plus de compétition et moins de protections, moins de taxes et des coupes dans les dépenses publiques, et un bouleversement dans les services publiques trop gâtés."

Mais comment voulez-vous vous faire élire en France avec un tel programme ? Dans un pays où les tabous sont si forts ? Où il est encore très valorisé socialement de cracher sur le libéralisme, sur la réussite individuelle, sur la compétition, etc ? (Freud, au secours !)

Le populisme sert à capturer un électorat qui ne réagit pas aux mêmes stimuli que les blogueurs politiques et les journalistes parisiens ! Le populisme est un moyen dont aucun candidat ne se prive aujourd'hui - à juste titre si il souhaite vraiment gagner.

petit jardin

La mutation que la France doit opérer n'a absolument rien à voir avec l'autoritarisme conservateur et droitier qui caractérise N.Sarkozy, elle peut se réaliser autrement. Au travers des commentaires on semble ici se satisfaire du contraire, que tout celà n'est pas très grave, que le fond (la réforme) prédominera sur le forme (l'esprit simpliste droitier). Lourde erreur, on ne gagne rien sans le style et le style de Sarko, c'est une catastrophe,une regression. Ce qu'il fera perdre à la France ne se rattrapera qu'au prix de grandes difficultés. Sarkozy c'est comme Le Pen, un raisonnement à court terme, une manière de se rassurer (n'est-ce pas N. Baverez), pas vraiment sympa et intelligent vis à vis des générations en devenir.

Charles

Seb,
Mate ça : http://www.lesechos.fr/info/france/4561537.htm
Il n'y a pas photo : l'un à une stratégie...

Jules,
N'hésite pas à lire les billets en entier avant de les commenter...
Pour le reste, je continue d'espérer que le populisme n'est pas obligatoire dans une élection. Mais il y a tout un travail de vulgarisation à mener pour que les gens votent pour autre chose qu'un sentiment, des petites phrases, une personnalité. Les media n'aident pas, c'est le moins qu'on puisse dire.
En réalité, je pense que c'est l'élection du Président de la République au suffrage universel qui est le problème principal. Elle contient en soi la possibilité du populisme. Qui devient probablement quasi-obligation à l'ère des media de masse et de la société de consommation. L'élection devient une starac (copyright l'Appel du Net) et la foire aux mensonges. Mais comme on ne revient pas sur une telle "conquête démocratique", je crois qu'il vaut mieux vider les pouvoirs du Président de leur substance, en attribuer l'essentiel au Premier ministre (passant ainsi à un régime parlementaire) pour que le moment crucial soit les législatives, qui se prêtent plus au débat programme contre programme (+ crédibilité du leader de chaque camp pour le mettre en oeuvre)...
Je crois que seule l'éthique de chaque candidat permet d'éviter le populisme en l'état actuel du système. Pas gagné.

Petit jardin,
La mutation que doit opérer la France n'est effectivement pas du tout, in abstracto, obligée de passer par "l'autoritarisme conservateur" de Sarko. Mais le fait est que c'est Sarko qui propose d'agir sur les points de basculement. Comment croire que Royal traitera quoi que ce soit quand elle n'ose parler avant l'élection de la remise en cause des régimes spéciaux ou du nombre de fonctionnaires (valable pour Bayrou aussi)?
Comment croire à quelque modernisation que ce soit de la part d'une candidate qui considère que les services de l'Etat sont à même de distinguer si un bénéfice est réinvesti ou distribué aux actionnaires? Merci la bureaucratie ! Il faut ne rien connaître à la réalité des entreprises pour dire cela ! C'est un archaïsme révélateur d'une pensée économique issue du traditionnel petit livre rouge socialiste dont Royal ne s'est pas départie.
Il est selon moi tout à son honneur d'avoir lancé l'idée d'un contrat de travail plus souple ; mais, n'osant pas remettre en cause le contrat de travail (clientèles...), elle se "contente" d'une sorte de CPE. Encore une niche, encore des effets d'aubaine... Sarko, lui, pense et propose global, universel : un contrat unique. Outre la simplicité (donc débureaucratisation des relations de travail...), c'est bien plus juste car tout le monde est soumis au même régime...

Autre exemple du fait que Royal ne modernisera rien : comment fait-on pour, comme elle le dit, « renforcer l'autonomie des universités dans un cadre national » ? Elle n'a rien précisé, c'est très mauvais signe (idem pour Bayrou à ce sujet encore)... Annoncer des actions sans leur donner de véritable orientation, c'est du populisme.

Franchement, petit jardin, l'esprit simpliste est l'apanage de Sarko dans cette campagne? Le petit drapeau chez toi, "je n'aime pas les riches", "néo-conservateur à passeport français", "tous pourris-suffit que droite et gauche se rassemblent", etc., etc., c'est pas de l'esprit simpliste et populiste?!

Je n'aime pas le style autoritaire de Sarko et la dérive droitière de son discours électoraliste. Mais, déjà, le courage a du style). Et, surtout, je ne partage pas ton obsession du style. Une campagne n'est ni un défilé de mode ni l'occasion de choisir un artiste à notre tête...

Nous avons besoin d'un gouvernement et d'un Président de mission pour mener à bien quelques chantiers précis. D'ailleurs, c'est Sarko qui propose un "contrat de mission" avec objectifs pour les Ministres. Révélateur d'un style de gouvernement aujourd'hui nécessaire à notre pays.

Plus on remet à demain moins on aura de chances de sauver nos solidarités et nos services publics. Tant pis si ça passe par un style qui ne correspond pas à toutes nos affinités esthétiques.
Ceux qui n'ont même pas parlé avant l'élection des choix cruciaux ne feront évidemment pas après...

Il y a de sacrés challenges à relever. Si on ne remet pas le pays en marche (et je ne parle pas de politique politicienne) vite, on coule et notre belle solidarité aura fait son heure.

Pierre Catalan

Mes tourments vont bientôt trouver leur issue, promis! ;-)

petit jardin

@ Carolus.
Les éléments que tu mets en avant ne pèsent pas suffisamment à mes yeux pour contrebalancer le ‘’style’’ et les actes de N.Sarkozy. (se référer au long article de Marianne de cette semaine sur le personnage). Ils sont par ailleurs contestables.

Concernant les entreprises, il est évident qu’il ne sera pas aisé de mettre les entreprises (industrie) face à leur responsabilité vis-à-vis de l’emploi, cependant j’estime que la situation actuelle ne peut continuer et qu’il faudra, d’une manière ou d’une autre, encadrer des décisions privées qui entraînent de véritables catastrophes sociales. Il est utile que la France puisse montrer la voie en Europe, pas seulement par la parole mais aussi par les actes. Le petit livre rouge dont tu parles n’est pas refermé et c’est tant mieux, il faut un contre-pouvoir à une certain type de libéralisme qui néglige autant les notions de responsabilité citoyenne. L’équilibre du monde passera par une régulation nouvelle des échanges sur des critères sociaux et environnementaux.

Concernant les contrats de travail, la simplification à outrance pourquoi pas, mais je crois que la proposition de Ségolène Royal portait précisément sur les non diplômés qu’il faut tenter de replacer dans un cercle vertueux. Hors cette catégorie n’a aucune chance de bénéficier du contrat unique. Une véritable solidarité vaut mieux qu’une égalité de principe inopérante dans les faits.

Concernant l’université, N.Sarkozy propose de l’adapter à un modèle anglo saxon, S. Royal de le faire évoluer en tenant compte des spécificités Françaises. Concernant la décentralisation et l’évolution des institutions, il n’y a pas photo, le projet le plus précis et audacieux se trouve chez S. Royal, N. Sarkozy ce ne sera pas l’évolution d’une véritable décentralisation mais plutôt l’exacerbation de l’autorité centrale. Quand on fait l’addition des deux, je pense que la méthode de Ségolène Royal a plus de chance que réussir que celle de N. Sarkozy qui de toute façon n’aura pas la légitimité suffisante auprès des publics concernés.

Concernant le ‘’contrat de mission’’, idée séduisante mais le risque non négligeable que tout cela soit le masque d’une autorité hyper centralisée. De toute façon vu ce que fut l’UMP pendant ces 5 dernières années j’ai peu d’illusion sur la capacité de ses élus à prendre des initiatives ‘’intelligentes’’ dans un tel contexte.

Quand à notre ’’belle solidarité’’ sauvée par un N. Sarkozy, eh bien je n’y crois absolument pas, car les faits sont tenaces et il n’a jamais démontré dans sa carrière sa capacité et sa volonté dans ce domaine. Des paroles mais aucun acte, ce qui n’est pas le cas de S. Royal et des élus socialistes sur lesquels elle pourra compter pour construire. En matière de solidarité l'histoire démontre assez clairement que les progrès qui ont compté ont toujours été menés par la gauche. D'ailleurs il ne s'agit pas de ''sauver'' mais bien ''d'entreprendre'' et d' ''inventer''
les solidarités de notre temps.

republique

Baverez est un masochiste suicidaire. Son seul plaisir serait de voir la France devenir un atelier du tiers monde pour permettre au système de continuer à s'autodétruire.

Quel humaniste !!!!

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Son et lumière