Chaque jour qui passe, je m'éloigne des nuances que j'exprimais sur la question des régimes spéciaux.
Chaque jour qui passe, c'est de plus en plus comme ça que je veux que ça termine:
Regime special
envoyé par mozinor
Chaque jour qui passe, je m'éloigne des nuances que j'exprimais sur la question des régimes spéciaux.
Chaque jour qui passe, c'est de plus en plus comme ça que je veux que ça termine:
Rédigé par Charles à 14:56 dans Coup de gueule, Politique, Renouvellement, générations, Réforme de l'Etat et dette, Solidarités | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
J'apprends en lisant le Canard enchaîné (du 3 octobre...je suis en Macédoine, les nouvelles y arrivent lentement...) que Jean-François Copé, député, maire de Meaux, président du groupe parlementaire UMP, vient de rejoindre le cabinet d'avocats Gide Loyrette et Nouel en tant que collaborateur à temps partiel.
Les réactions qu'on peut lire par exemple ici sont mièvres à côté de ce que je ressens. C'est un véritable scandale. Déjà que député et maire (sans compter la charge de travail que représente en principe la présidence d'un groupe parlementaire de la taille de celui de l'UMP) justifieraient chacun un emploi à plein temps...
Un vrai scandale : dilution des responsabilités, grave gaspillage de l'argent du contribuable, collusion...
Il faut vraiment supprimer le cumul des mandats. Etre extrêmement sévère à l'endroit d'abus manifestes comme celui-ci. Et imaginer la France d'après...
Et entarter Jean-François Copé.
Rédigé par Charles à 14:03 dans Coup de gueule, Politique, Renouvellement, générations, Réforme de l'Etat et dette | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Un sondage plutôt innovant dans la thématique et paru le 12 février indique que 71% des français souhaitent un gouvernement d’union nationale. A l’opposé, seul un candidat le propose et ne représente, toujours d’après les sondages, que 12-17% des intentions de votes. Certaines langues partisanes commenteront le chiffre comme un énième argument « bayrouiste » ou « bayrousien » surfant sur la tendance actuelle. D’autres, dont je suis, trouveront dans cette nouvelle donnée chiffrée une information dépassant largement l’élection qui se profile et ses individualités. Elle confirme ce que d’autres enquêtes d’opinion ont fait émerger. Elle enfonce le clou de cette « fracture démocratique » insistante entre représentants et représentés. Car, au-delà de notre « April twenty-one », du non à la constitution européenne adoubée par l’immense majorité des élus et médias, ou des dialogues sociaux oubliés menant au CPE, on assiste à une crise de confiance politique et syndicale généralisée, chaque jour un peu plus confirmée.
Oui, notre modèle démocratique représentatif est à la peine. Pourtant, dépassés les votes « rejet » ou « sanction » et les sondages, les messages d’alertes se perdent dans le vide, sans écho. Nos élus font mine de saisir cette bouteille à la mer pour mieux la rejeter de l’autre côté du pont. Et nous, citoyens, restons plus ou moins passifs, prêts à retoucher le fond, noyés par les promesses de ces sirènes.
Les appels au changement de comportement sont vains. Et ils le resteront. Pourquoi les élus changeraient ils ce qui leur sied ? Ils sont déjà incapables de montrer l’exemple en modifiant leur statut hors normes ! L’évolution, avant la révolution, ne viendra que des citoyens devenus responsables, sachant sanctionner l’élu, le candidat ou le représentant qui dépasse les bornes du « citoyennement correct ».
C’est pourquoi, avec quelques citoyens ordinaires, nous avons initié une démarche collective pour renouveler les pratiques politiques et fédérer toutes les sensibilités autour de valeurs citoyennes partagées. D’ici peu, vous pourrez en faire l’écho et prendre (et faire prendre) vos responsabilités de citoyen.
Rédigé par Jérôme de à 11:15 dans Renouvellement, générations | Lien permanent | Commentaires (7) | TrackBack (0)
Tags Technorati: citoyen, citoyenneté, cumul, droite, démocratie, gauche, gouvernenement union nationale, génération, mandats, renouvellement, responsabilité, élus
Il suffit de se rendre sur le site de l'assemblée nationale ou sur celui du sénat pour rapidement constater que l'âge moyen de nos représentants tourne autour des 60 ans, c'est à dire 58 ans pour les députés et 63 ans pour les sénateurs.
Voilà une répartition du nombre de députés/sénateurs par tranche d'âge :
Plusieurs remarques s'imposent:
A une époque où la question de la proportionnelle était très discutée, l'idée était véhiculée que l'assemblée doit être comme la société française en modèle réduit; un peu comme une carte Michelin représente la France à l'échelle 1/200 000ème. L'élargissement des assemblées ces dernières décennies s'inscrit dans cette logique: les Français sont-ils mieux représentés si leurs représentants sont plus nombreux? 486 députés en 1981 contre 577 aujourd'hui, 283 sénateurs en 1977 contre 346 prévus en 2010.
Nous constatons pourtant aujourd'hui que la désaffection est allée grandissante dans le même temps. Un récent sondage effectué auprès des 18-24 ans (Ipsos), et qui vaut ce que vaut un sondage, indiquait par exemple qu'à 79%, ils considéraient que "les personnes qui sont élues pour représenter les Français ne sont pas à l’image de la société actuelle". Si la présidentielle de 2007 fait apparaître de nouveaux visages, les législatives qui suivront seront-elles l'occasion d'un véritable renouvellement?
Le problème est moins quantitatif que qualitatif.
Le mode de désignation de nos élus est contesté. Etienne Chouard (si si, celui qui s'était fait connaître au moment du débat sur le référendum...) propose par exemple d'introduire une part de tirage au sort dans la désignation de nos élus. A lire, très novateur!
Ensuite il y a la sempiternelle question du cumul des mandats, renouvellement des mandats dans le temps et cumul de plusieurs mandats à un moment donné. Un précédent article a traité ce sujet avec précision.
La question est aussi comportementale comme le montre cette initiative originale d'une Charte de l'élu citoyen: il s’agit d’un projet de rédaction collective dans un wiki. Le monde politique est devenu un monde à part où les règles de comportement classique ne s’appliquent plus: la manière de parler, de s’écouter…
On serait tenter de légiférer sur tous ces points. Mais aucun de ces points ne sauraient évoluer positivement sans une prise de conscience collective, des élus soit, mais surtout de nous autres citoyens.
Rédigé par Nicolas Pochez à 22:06 dans Renouvellement, générations | Lien permanent | Commentaires (8) | TrackBack (0)
Bonne année! Ayez la force, l’intelligence et la
chance avec vous pour que vos vœux se réalisent…
J’aimerais, personnellement, que 2007 soit l’année de
l’ouverture.
Ouverture des yeux :
que nous regardions en face les défis du futur (environnement, solidarités et
intégrations, innovation pour une croissance forte et durable, renouvellement
de la classe et des pratiques politiques…), auxquels nous ne pourrons nous
soustraire –à moins qu’après nous le déluge…
Ouverture des esprits :
que nous osions dépasser les clivages et la défense de nos pré-carrés
respectifs. Si nous avons tous une histoire, un parcours, des références, qui
nous amènent à nous positionner quelque part, il me semble que l’appartenance à
un camp (ou la non appartenance, d’ailleurs…) relève bien souvent de logiques identitaires que de véritables hiatus d’opinions,
de valeurs, de convictions.
Ouverture des langues :
lorsque nos valeurs diffèrent, il est bon de l’assumer et le dire clairement. A
quoi bon débattre, échanger, parler, si nous n’évoquons que, par des termes
généraux et vagues, des valeurs consensuelles ? C’est ainsi que les
extrémistes peuvent prétendre monopoliser les «vrais» débats (et
encore, attention à la normalisation de Le Pen…). A ce rythme, tout va péter.
Alors en 2007, on arrête la vraie langue de bois, on entarte
les endormeurs, on s’emballe dans
l’allégresses de nos différences assumées, car c’est lorsqu’on sait ce qui nous
distingue qu’on peut travailler sur ce qui nous rapproche, négocier. La démocratie ne vit pas du con mais du dissensus.
Ouverture des
fenêtres et des portes. J’aimerais aussi que cette année soit le moment
d’un fort appel d’air à tous les niveaux. En effet, notre société sclérosée
étouffe et menace chaque jour un peu plus d’imploser. L’urgence écologique
semble s’être imposée à un très haut niveau du débat, mais la pagaille des vœux
ne nous annonce hélas rien de nouveau sous le soleil -qui brûle de plus en plus
fort.
Décidemment, c’est pas gagné.
Alors, il est où le nouveau souffle ? Dans un numéro « hors
série » du Politic’Show sur "La politique (de) demain. Quels enjeux ? Quelles problématiques ? Quels nouveaux clivages politiques, demain ?",
Nicolas Voisin a fait parler ses supposés "représentants", sur un yacht autour d'un dîner trois étoiles. Pour un résultat hélas pas différent des riches enseignements qu'on tire d'un débat politique télévisé (mal mené car pas cadré) lambda : chacun voit midi à sa porte...
Les jeunes politiques sont comme leurs aînés, sans le langage techno. On défend son petit bout de gras, sa posture, son positionnement (sauf Razzy Hammadi, qui s’est apparemment plus occupé d’enquiller les verres et de lutter pour ne pas déposer une galette sur les genoux de Quitterie Delmas…). Résultat, les représentants de la « jeune société civile » ne leur font pas plus confiance pour demain qu’hier.
On est mal, je vous laisse en juger.
Rédigé par Charles à 12:38 dans Coup de gueule, Media, Politique, Renouvellement, générations | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Tags Technorati: 2007, Anne le Strat, Chirac, Chouard, Hammadi, jeunes radicaux, la politique de demain, les Verts, MJS, Nicolas Voisin, Politicshow, PS, Quitterie Delmas, Royal, Sarkozy, UDF, UMP, voeux, Voynet
Pour faire suite au « Petit
traité de cumuloscopie » et aux nombreuses réactions qu’il
a suscitées (tant mieux), il m’a paru judicieux d’apporter trois propositions
concrètes (et volontairement ouvertes) sur ce sujet plutôt que d’alimenter le
débat de la critique : Simplification de l’organisation politico
administrative, impossibilité de cumuler des mandats rémunérés ou exécutifs,
meilleure représentation des citoyens dans les assemblées. A mon sens, elles offrent
l’opportunité aux femmes et hommes politiques de retrouver la confiance des
citoyens que nous sommes et donc de leur faire retrouver le chemin de l’intérêt
général et de porter les réformes structurelles dont le pays a besoin. Alors le
débat « constructif » est ouvert !
1. Simplifier l’organisation politico administrative.
Les objectives sont multiples : assurer la transparence des responsabilités de chaque « niveau » et donc leur accessibilité par les citoyens (savoir qui fait quoi et où je m’adresse), permettre une fiscalité autonome (dans un cadre national réglementé, non traité dans cet article) de ces différentes entités et supprimer les financements croisés généralisés, pour finalement effectuer une vraie décentralisation.
Je propose donc tout d’abord de fixer 3 niveaux politico administratifs sans débattre ici des compétences de chacun : national, régional, local. Cela revient donc principalement à supprimer le niveau départemental (et donc les conseils généraux et services de l’état départementaux qui seraient regroupés au niveau régional) et les regroupements de collectivités locales. Comme indiqué dans mon article Maires en mer, il me semble nécessaire de compléter cette transformation par un regroupement des communes (de 36000 à environ 5000) et éventuellement de certaines régions.
2. Limiter strictement le cumul de mandats exécutifs ou
rémunérés
Simple. Encore. Impossibilité de cumuler un mandat rémunéré avec tout autre mandat. Impossibilité d’être élu plus de deux fois à un mandat (rémunéré) de même niveau. Cela permet néanmoins à ceux qui voudraient faire carrière en politique de le faire. Le thème de la rémunération nous mène droit à celui du Statut de l’élu : cumul, retour à la vie « citoyenne », démission (je propose ici de rendre inéligible pour au moins la durée d’un mandat toute personne démissionnant de son poste, pour éviter les cas réguliers comme cet été à Bordeaux), retraite, départ de la fonction publique, ... . Sur ce thème complexe, je suis assez pour une sorte de « CDD » avec imposition et avantages sociaux classiques.
3. Améliorer la représentation des citoyens dans les
assemblées
Les modalités électorales doivent être élaborées pour refléter la population que l’assemblée élue représente et permettre à une majorité de gouverner. Il me semble judicieux de s’affranchir également des magouilles liées au découpage électoral ou accord entre partis. Je propose donc que les élections des députés, conseillers régionaux et municipaux fonctionnent sur le même principe : une élection de liste à deux tours, les 2 listes (et uniquement les 2 listes) arrivant en tête au premier tour se départageant au second tour. La liste gagnante remporte la moitié des sièges. La seconde moitié étant répartie à la proportionnelle entre les listes (y compris la liste gagnante) ayant remportées plus de 5% au premier tour. Reste à intégrer le vote blanc.
Le grand changement serait donc au niveau national où il faudrait également limiter le nombre de députés à 200 environ pour leurs redonner du pouvoir (car 1 député perdu au milieu de 600 c’est assez inoffensif) et en leur attribuant les moyens de travailler réellement. Concernant la rhétorique habituelle sur le « contact avec le terrain » et la possibilité de rencontrer « son » député, il faut effectivement toujours donner du temps aux élus d’aller échanger avec les citoyens. Mais il me semble plus « juste » de donner la possibilité à tous les partis ayant des députés de venir rencontrer les français partout en France que de limiter le contact au seul député de la circonscription. De plus, l’Assemblée Nationale traite d’enjeux nationaux. Et les candidats-députés mélangent souvent allègrement problématiques locales et nationales dans leur campagne. Sachons différencier les problèmes !!
Pour conclure, sur la méthode, il est clair que le referendum paraît être la seule issue pour de telles transformations. Pour cela, il faut faire du bruit. Changez2007 peut être une première étape afin de trouver un porte drapeau médiatique. Si vous connaissez un candidat qui supporte ces trois propositions, faites suivre ! Mais avant, débattons !
Rédigé par Jérôme de à 14:32 dans Renouvellement, générations, Réforme de l'Etat et dette | Lien permanent | Commentaires (4) | TrackBack (1)
Tags Technorati: cumul des mandats, diversité, démocratie, renouvellement, réforme de l'Etat, scrutin
Les députés français sont majoritairement des cumulards
avérés et s’appliquent généralement à repousser toute réforme qui leurs serait
fatale. Ce sujet revient régulièrement
sur le tapis politique et accouche généralement d’une souris voire d’un mulot.
A l’image du « pacte écologique » mais sans sa force médiatique, changez2007.org, une initiative citoyenne (portée par un des membres de ToutVaBien),
cherche à nous mobiliser afin d’interpeller les candidats à l’élection
présidentielle. Retour sur ce mal bien français.
Des arguments massue !
Il est peu de volontaires pour clamer les bienfaits du cumul des mandats. Je n’ai d’ailleurs pas trouvé d’articles allant en ce sens. Il existe bien quelques essais ci et là qui mettent en cause certains aspects de la représentativité, mais, même dans les partis fortement représentés à l’Assemblée Nationale, le discours officiel en convient. Un excellent argumentaire se trouve synthétisé sur le site de changez2007.org qui se propose de recueillir un maximum de signatures afin de changez la règle dès les élections de 2007 : 1 élu = 1 mandat et 2 mandats successifs maximum. On y trouve par exemple l’empêchement du renouvellement de la classe politique, le manque de représentativité de l’Assemblée ou l’affaiblissement du parlement conséquence du travail « à temps partiel » (payé à plein temps) des députés cumulards. Sur ce dernier point, j’ajouterai une démonstration concrète et actuelle. Les critiques envers Nicolas Sarkozy sur le cumul de sa fonction de ministre et sur sa candidature ont été fortement relayées par les médias ou sur les blogs. A l'opposé, personne n’a émis la moindre protestation sur les déplacements de Ségolène Royal en pleine session parlementaire (on discutait du projet de loi sur la sécurité intérieur lors du déplacement au Moyen-Orient). Idem pour Fabius, DSK, Bayrou, Voynet, Buffet. Cela montre clairement le manque d’importance attribué au travail parlementaire (sa réforme est un autre débat). Pour finir, il est bon de noter qu’il s’agit d’un mal bien français, au regard des différents benchmarks qui ont pu être réalisés.
Qui sont-ils ces cumulards ?
Quand on veut faire une petite recherche sur le cumul des mandats, le bon côté des choses vient de la transparence : tout se trouve sur le site de l’Assemblée Nationale (Je n'ai pas fait le travail sur le Sénat par respect : les statistiques seraient effrayantes). Mais avec 577 députés, il faut être patient et ... patient (pas le moindre petit tableau de synthèse). Et le résultat ? On retrouve d’abord les quelques chiffres ultra-connus : environ 90% de députés cumulent leur mandat avec au moins un autre (30% avec 2 autres) et les statistiques sont les mêmes quel que soit le sexe ou le parti politique. A noter que les femmes cumulent deux fois moins avec un mandat exécutif et les « super cumulards » sont plus représentés au sein de l’UDF.
Ce qui est d’avantage intéressant, c’est d’analyser le cumul dans le temps appelé renouvellement des mandats. Avec quelques records amusants : Deux députés en sont à leur 10ème mandat et les 2/3 ont déjà été députés ! Ce qui veut dire que seulement 1/3 des sièges est pourvu avec des « novices ». Certains diront que ce n’est pas si mal. Néanmoins quand on pousse un peu plus loin l’analyse et qu’on complète avec l’ensemble des mandats obtenus par nos chers députés, on voit que l’énorme majorité (80%) a eu entre 4 et 10 mandats dont 2 ou 3 de députés sans évoquer les perles. Allez si, pour le plaisir, Mr X. de l’UMP avec ses 26 mandats arrive largement en tête! Pour comparer avec la proposition de changez2007, 70% des députés ont déjà renouveler plus de 2 fois (strictement) un mandat quel qu’il soit. Plus d’une fois sur deux, ce renouvellement généreux concerne une fonction "exécutive" (Maire, Président de Conseil général ou régional, député, sénateur, député européen). Qu’on ne s’étonne pas de l’éloignement des élus avec la réalité de la vie de tous les jours ! La sagesse et l’expérience d’accord mais avec modération !!
Et en 2007, ça change ?
Du côté des propositions des principaux candidats ou partis politiques pour 2007, nous allons plutôt être déçus : Seul le PC interdit totalement le cumul et limite le renouvellement à 1 mandat. Le PS suggère 3 mandats exécutifs successifs maximum malgré un livre écrit par un député et préfacé par François Hollande. L’UMP donne des sous aux non cumulards et limite le renouvellement du président de la république (ça c’est de la vraie réforme qui touche tous le monde et dont nous avons manquée !). Côté UDF, seul le mandat de député se verrait affecté du non cumul. Bref, nos élus ne vont pas seuls couper la branche sur laquelle ils sont particulièrement bien assis. Je crois qu’il faut leur donner la scie voire la tronçonneuse. Malheureusement, il n’y a pas de Nicolas Hulot du cumul des mandats. Mais si les citoyens démontrent leur mobilisation, qui sait si le sujet ne s’invitera pas aux débats. Cette pétition apparaît louable dans ce sens.
Rédigé par Jérôme de à 10:46 dans Renouvellement, générations, Réforme de l'Etat et dette | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (1)
Tags Technorati: changez2007, cumul des mandats, diversité, démocratie, renouvellement, représentation
Il y a un an, Pascal Sevran écrivait qu'il fallait couper la bite des noirs. Ou au moins stériliser la moitié de la planète. Comme ça plus d'enfants africains, plus de famines, plus de pauvres, plus de guerre ; peace and...prosperity, en somme. C'était dans son dernier livre -publié il y a un an, je le répète. Onze mois plus tard, et un ralliement à Sarko entre temps, le microcosme se déchaîne. Ca m'étonne et ça m'énerve.
Franchement, les opinions politiques de Sevran, je m'en balance. Ses livres, encore plus. Qui, d'ailleurs, en a quelquechose à foutre de ce que Pascal Sevran raconte? Donc peu de raison d'écrire à son sujet ni à celui de son dernier écrit.
Mais voilà, la récupération politique raz-des-pâquerettes contre les saillies de celui qui fit jadis le bonheur de la ménagère désoeuvrée de plus de 50 ans est passée par là. Ajoutez à cela les hurlements indignés d'un donneur de leçons bon marché, et je passe le cap du dédain pour réagir. Même si Sevran, persistant et signant, donne la verge pour se faire battre, il m'est difficile de ne pas furieusement m'étonner de ce déluge de résistants de la dernière heure.
Selon Guy Birenbaum le vénèr (accompagné d'une personne qui semble se demander ce qu'on attend pour foutre le feu), donc, Monsieur Sevran doit rendre des comptes pour ses propos, puisqu'il perçoit des subsides issus de la redevance audiovisuelle. Ces braves actes de résistance tardive à risque zéro m'agacent au plus haut point. La palme revient à France Soir, qui a sobrement titré "Heil Sevran" en guise de couverture de l'affaire (à la une s'il-vous-plaît...au moins on n'est pas là dans la dictature de l'instant !). Je salue toutefois légèrement Pierre Assouline, qui l'attaque par le clin d'oeil vaguement humoristique : "depuis un an que ce livre circule à des dizaines de milliers d’exemplaires, nul ne s’était étranglé sur ce passage, ce qui renseigne déjà sur l’état de ses lecteurs".
Je vous laisse seuls juges des propos de Sevran qui relèvent plus des brèves de comptoir que de l'affaire d'Etat. Ce que je pense, c'est qu'on s'en fout. Et que, tout simplement, Sevran ne fait ni plus ni moins que du Malthus en 2006. C'est mal et c'est con -surtout que, personnellement je n'ai pas hyper envie de vivre dans un monde de grabataires. Mais va-t-on arrêter d'enseigner les mathusianisme en cours d'économie? Non. Alors, plutôt que de pousser ces cris stridents de pucelle effarouchée, pourquoi ne pas tout simplement démonter le discours de Sevran?
Lire la suite "Sevran, gros zizi en Afrique, famine et morale" »
Rédigé par Charles à 18:03 dans Coup de gueule, Economie et fiscalité, Media, Renouvellement, générations | Lien permanent | Commentaires (7) | TrackBack (0)
Tags Technorati: Afrique, Birenbaum, famine, France Soir, Malthus, malthusianisme, morale, Sevran, stérilisation
J'ai regardé Ripostes, hier. Et bien mon jugement est définitif : Bayrou est totalement à côté de la plaque. Ce n'est pas de slip qu'il doit changer, mais de métier. Ok, le récit du combat contre son bégaiement fut émouvant. Mais pour le reste, j'ai rarement assité à une telle caricature de classe politique totalement à côté de la plaque.
Bayrou nous a joué son traditionnel : si on était tous copains, si un grand centre était à même de gouverner, tout irait mieux, on se donnerait tous la main, on travaillerait tous ensemble pour l'intérêt général... Et le "débat" entre Bayrou, Paillé (UMP) et Montebourg (PS, porte-parole de Royal au cas où vous l'ignoriez)- de ne porter que sur des questions institutionnelles et politiciennes qui n'intéressent qu'eux (et moi, que -c'est vrai- les constructions institutionnelles et les projections d'alliances, etc., passionnent). Les Français s'en foutent.
Bayrou est un homme de la Troisième République -même s'il adore Internet, qui se gargarise d'histoire et de philosophie politique, qui est très intéressant dans le registre des valeurs et de la dénonciation, mais qui n'a rien, strictement rien, dramatiquement rien, de concret et d'envergure à proposer aux Français. Bref, je partage l'opinion de Versac : Bayrou n'a aucun fond palpable. Ciao.
Le pire de tout, c'est que le seul qui occupait le terrain de ce qui intéresse les Français, c'est-à-dire leur vie de tous les jours, leurs difficultés, ce fut Besancenot. Les autres étaient tout simplement ridicules, dans des débats d'appareils ou institutionnels. Je ne peux même pas dire que Besancenot fut bon tant il jouait dans une autre cour que les autres.
Décidémment, cette classe politique n'a pas eu assez de 25 ans d'abstention croissante, de hausse des extrèmes, de tsunamis politiques et de 21 avril à l'endroit comme à l'envers, pour accepter qu'ils sont dépassés par ce que le vulgaire réclame des politiciens : des solutions à des maux concrets plutôt que des schémas théoriques qui ne font plaisir qu'aux glandes érectiles.
C'est dingue de voir Besancenot ringardiser à un tel point des politiques "de premier plan". Mandat unique et pas + de 2 mandats successifs, c'est un minimum vital aujourd'hui pour donner le coup d'envoi d'un renouvellement vital. Puisse l'élection présidentielle kärcheriser aussi la classe politique.
Regardez l'émission, c'est sidérant. (La vidéo est de meilleure qualité sur le site de France 5)
[EDIT : certains, comme Diner's Room, ont le sens de la formule concise : "François Bayrou aime les chevaux, et sait qu'il est plus aisé de s'appuyer sur deux étriers. Cela vous aide à rester en selle. Mais ne donne nulle direction". Voilà comment François Bayrou chevauche la France...
EDIT 2 : Je n'avais pas vu Bayrou chez Chazal le 2 décembre. C'est fait et il y était très bon. Vous pouvez visionner ici son intervention punchy]
Rédigé par Charles à 14:05 dans Politique, Renouvellement, générations | Lien permanent | Commentaires (15) | TrackBack (1)
Tags Technorati: Bayrou, Besancenot, changement, concret, institutions, Montebourg, politique, Ripostes, théorie, UDF
Nicolas, qu'as-tu fait de ta rupture? Son interview exclusive par 4 quotidiens régionaux (publiée notamment ici) , m'a terriblement déçu. C'est aussi un flop selon un mourant combatif -mais c'est un autre sujet.
Voilà, la "rupture" doit désormais être "tranquille". Dur numéro d'équilibriste. Encore plus quand il s'agit de justifier de la nécessité de changer beaucoup de choses...sans se désolidariser de sa "famille" ni perdre le bénéfice d'un hypothétique bon bilan. Et ça donne : "On peut être fidèle à son histoire, fier de son bilan et proposer pour les cinq années à venir un autre chemin."
Je ne suis pas un afficionado de Sarko. Sa nervosité et son goût de l'humiliation, sa focalisation sur la sécurité et l'immigration, son passage peu convaincant (même si, certes, très court) au Ministère de l'économie...tout ceci m'interdit d'être un grand fan.
Il n'en reste pas moins que je ne vois que lui ayant la volonté, la capacité et l'énergie pour mener les réformes qui nous sont nécessaires. Cela fait maintenant plus de deux ans qu'il a marqué chez moi un point de taille en prônant l'autonomie des universités.
On ne réforme pas à la marge un système qui, globalement, ne fonctionne plus. Notre démocratie, notre Etat et notre système social ainsi que notre économie sont devenus immobiles et, désormais, ne fonctionnent plus (copyright Christian Blanc). Voilà pourquoi la France à besoin d'une franche rupture ou, osons, un Kärcher.
Et là, on dirait qu'il balise. Que la douceur ségolâtre le fait flipper. Qu'il se sent obligé (marque de Guaino certainement) de la vouloir "tranquille", sa rupture. Aurait-il lu Koz et les batifolages dans les prés comme l'invitant à adoucir sa volonté?
Il faut du nouveau. Le nouveau gentil mais justement ordonné, on a. Le nouveau ni-ni neuneu, on a aussi.Le pays en a besoin, les Français le demandent. Et Sarko n'aura jamais, par nature, la rupture aussi douce...âtre que Ségo.
Rédigé par Charles à 19:54 dans Politique, Renouvellement, générations | Lien permanent | Commentaires (2) | TrackBack (0)
Tags Technorati: Bayrou, economie, Etat, Kärcher, politique, rupture, Sarkozy, Ségolène Royal



Les commentaires récents