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TVB 2007

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21/11/2007

Régimes spéciaux, le mot de la fin

Chaque jour qui passe, je m'éloigne des nuances que j'exprimais sur la question des régimes spéciaux.

Chaque jour qui passe, c'est de plus en plus comme ça que je veux que ça termine:

15/11/2007

Réforme des régimes spéciaux : justice bien ordonnée...

Je viens de me joindre à un groupe appelant, sur facebook, à manifester contre les blocages des syndicats. Pas parce que je trouve dégueulasse qu'on bloque les syndicats dans leur liberté d'empêcher d'aller et venir, hein. Mais parce que si le gouvernement échoue à réformer des régimes fondés sur des considérations aujourd'hui totalement obsolètes, notre modèle social continuera à ne pas profiter à ceux qui en ont aujourd'hui le plus besoin. La manipulation des étudiants dans la lutte contre la loi sur l'autonomie des Universités (qui ne va pourtant pas bien loin...) est une autre des raisons pour lesquelles je me suis décidé à sortir (un peu) de ma léthargie politique.

Le fait est que que les régimes spéciaux (comme le statut général de la fonction publique...) est un des éléments-clés d'un modèle qu'il faut aujourd'hui complètement remettre à plat pour l'adapter au monde d'aujourd'hui. Tout doit être repris.

J'ai néanmoins du mal à me joindre à ceux qui dénoncent les agents publics comme des "privilégiés" ou des nantis...

Tout d'abord, il est évidemment compréhensible que les syndicats défendent des agents pour lesquels le statut fut évidemment une condition déterminante de leur consentement à intégrer la RATP, la SNCF etc. Ainsi, comme le suggèrent Delpla et Wyplosz, il aurait fallu payer ou à tout le moins négocier quelquechose pour que la réforme soit plus acceptable par les intéressés...

La manière avec laquelle le gouvernement s'y est pris fut également quelque peu provocatrice : Sarko a  été confortablement élu, les sondages montrent que les Français sont derrière lui alors il n'y a rien à négocier... Résultat, on rouvre les négo la veille d'une grêve monstre... Remember le CPE, this is not a method!

Mais surtout, la pilule est bien dure à avaler tant au niveau éthique que pragmatique : comment faire passer les syndicats et agents publics pour des privilégiés qui profitent du système quand on ne touche pas au régime de retraite des élus, au cumul des mandats (et des rémunérations...) ou aux golden parachutes? Sans entrer dans la polémique, comment imaginer que cette réforme puisse passer dans le contexte actuel de difficultés du pouvoir d'achat et alors qu'on voit le Président de la République se faire péter 20 000 € d'argent de poche, si on ne s'attaque pas aux abus de ceux qui vivent bien et profitent au maximum du système ?

D'ailleurs, à ce sujet, je signale à ceux qui n'auraient pas remarqué un grave biais dans l'enquête que L'Express a consacré la semaine dernière aux émoluments du Président : un encadré indique que son salaire se situe dans la moyenne européenne...mais alors que le salaire de Sarko (19 331€ / mois) est indiqué en net, celui de Bush (23 000), Merkel (23 000), Brown (22 500) ou Prodi (16 300)   l'est en brut... :

Salaire_sarko

Bref passons, ce n'est pas vraiment l'essentiel...

Sarko bénéficie d'une forte légitimité. Qui ne lui permet pas n'importe quoi s'il veut vraiment réussir à débloquer le pays (hélas, l'absence totale d'alternative le prive de l'émulation dont il aurait bien besoin, surtout lui, ce compétiteur hors normes...). Je me considère de droite parce que je pense que l'exemple doit venir d'en haut. Parce que si on demande aux Français de se serrer la ceinture, on ne peut pas ne rien demander aux forts. Ou bien on va ouvertement au clash. Les discours populistes qu'on entend à droite à gauche (et surtout à droite...mais aussi à "gauche") me débectent.

Si on avait commencé par agir sur la France d'en haut, celles d'en bas et celle du milieu aurait évidemment bien plus facilement accepter de bouger. Il n'y a qu'à voir les concessions que même la CGT s'apprête à faire sur le droit du travail.

Décidemment, il m'est aujourd'hui bien difficile de m'exciter sur la situation politique actuelle...

16/10/2007

Sur le cu(mu)l

Cop J'apprends en lisant le Canard enchaîné (du 3 octobre...je suis en Macédoine, les nouvelles y arrivent lentement...) que Jean-François Copé, député, maire de Meaux, président du groupe parlementaire UMP, vient de rejoindre le cabinet d'avocats Gide Loyrette et Nouel en tant que collaborateur à temps partiel.

Les réactions qu'on peut lire par exemple ici sont mièvres à côté de ce que je ressens. C'est un véritable scandale. Déjà que député et maire (sans compter la charge de travail que représente en principe la présidence d'un groupe parlementaire de la taille de celui de l'UMP) justifieraient chacun un emploi à plein temps...

Un vrai scandale : dilution des responsabilités, grave gaspillage de l'argent  du contribuable, collusion...

Il faut vraiment supprimer le cumul des mandats. Etre extrêmement sévère à l'endroit d'abus manifestes comme celui-ci. Et imaginer la France d'après...

Et entarter Jean-François Copé.

02/10/2007

Ouvertures...

Action discrète (ex-Radio +)  a décidé de lancer une sorte de contre-ouverture à gauche. Pas maladroite, comme ils disent. Tout n'est pas hilarant mais la première chanson, en particulier, est assez "couillue" ; ça fait plaisir de voir des militants communistes rire de ce qu'ils pourraient très mal prendre.

La France a certainement mille tares, certains se spécialisant dans leur soulignement ; loin d'elle actuellement, je suis quand même assez fier d'appartenir à un peuple si arrogant et qui, pourtant, sait facilement faire preuve de beaucoup d'auto-dérision. [Par pitié pas de commentaires sur le prétendu acharnement anti-fonctionnaires de ce blog...]

Je tiens aussi à vous signaler la sortie -il y a quelques temps déjà- du premier numéro de "iPol in America", qui couvrira la campagne présidentielle US. Je trouve cette mise en bouche vraiment appétissante, éclairant de manière très pédagogique et sympathique les enjeux de cette élection passionnante à bien des égards.

Encore un bon point pour une France qui s'ouvre sur l'extérieur, avec un regard décalé et sans aucun anti-américanisme vulgaire. Hat!

19/07/2007

This is provocation !

Aschieri François Fillon a annoncé mardi soir envisager l'extension du service minimum à l'Education nationale. Xavier Bertrand lui a emboîté le pas. Résultat ? Je vous le donne dans le mille : syndicats et PS s'insurgent contre cette "provocation". Et peu après, Xavier Darcos (Ministre de l'Education nationale) et Laurent Wauquiez (porte-parole du gouvernement) calment le jeu.

Cacophonie (d'après Gilles  Moindrot, secrétaire général du Snuipp-FSU) ? Fillon piqué par la mouche tsé-tsé (selon Luc Bérille, secrétaire général de l'UNSA-Education) ? Certainement pas, à mon avis : plutôt une "habile" répartition des rôles bon flic-mauvais flic. Que fera Sarko -qui a soufflé le chaud et le froid sur le périmêtre d'application du service minimum lors de la campagne et après son élection ?

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04/07/2007

Nos cerveaux se cachent pour mourir

Paranoiamarie Certains individus assez bruyants sur le Net, parfois regroupés en communautés paranoïdes -souvent non dénués de visées narcissicommerciales- ressacent en permanence que le système médiatique est totalement verrouillé par les puissances capitalistico-politiques, que la collusion est partout, que la liberté de l'information n'existe plus, etc., etc.

Et pourtant, au pays de l'argent roi, une journaliste a -en direct- refusé d'ouvrir son JT sur une info people qu'elle jugeait trop ridicule. Pas de sous-titres, désolé :


[J'ai pris connaissance de cette vidéo, vue 1.872.942 fois sur YouTube, via...John-Paul Lepers!]

Cette journaliste s'est même expliquée récemment de son "geste" :

[Bon, ok, l'explication n'apprend rien de neuf, mais ça fait journaliste sérieux que de suivre l'affaire...]

J'en conclue que, si le système et les hommes à sa tête exercent bien évidemment des pressions dans le sens de la défense/promotion de leurs intérêts, les hommes et les femmes restent libres. Bien entendu, plus facile à écrire planqué derrière un blog qu'à faire lorsqu'on risque de se retrouver à l'ANPE. Mais voilà : les patrons de presse peuvent refuser de virer leurs journalistes, les individus ne sont pas rien face aux structures ; si l'info sur Paris Hilton est passée en Une, la journaliste a bruyamment fait part de son désaccord à l'antenne et est toujours en place...

Parmi les liens que je vous proposais en intro, il y en avait un vers un billet de Quitterie Delmas qui s'offusquait d'un "chassé-croisé" entre Dailymotion et le gouvernement. Bref rappel des faits si vous avez la flemme de suivre le lien : Séverin Naudet, ancien du cabinet de Renaud Donnedieu de Vabres au Ministère de la culture, était "directeur des contenus" chez Dailymotion. Embauché à Matignon, il est remplacé par un homme du Ministère de la Culture.

Quitterie d'évidemment déprimer : si même les nouveaux media qui changent le monde se font déflorer, comment on va faire pour créer le paradis sur terre?!

Lire la suite "Nos cerveaux se cachent pour mourir" »

18/06/2007

Le toupet Bacqué-Carignon

Mediocrite Ne vous attendez pas à un scoop : vous ne lirez pas ici la révélation de la relation sado-maso qui unirait, murmure-t-on dans certains milieux pas très autorisés, Raphaëlle Bacqué (grand reporter au Monde et co-auteure de La femme fatale -dont vous pouvez aussi trouver un résumé ici-, qui lui vaut d'être poursuivie pour atteinte à la vie privée) à Alain Carignon. Juste l'occasion de lier deux choses qui n'ont rien à voir.

Ce n'est pas un scoop, Royal a mis fin au secret de Polichinelle : elle n'est plus avec Hollande. "La femme fatale" (co-écrit par Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin) développait la thèse selon laquelle les difficultés du couple avaient été structurantes dans la campagne de Royal. C'est donc tout naturellement que, après l'officialisation de Son Altesse, Raphaëlle Bacqué a été interviewée.

Que nous livre-t-elle ? Rien de bien brillant, comme à son habitude. Mais, surtout, elle se permet de donner des leçons de courage et d'éthique journalistique :
"Je m’étonne que la presse française continue d’attendre l’autorisation des responsables politiques pour publier des informations qui ont clairement un retentissement politique. [...] Nous n’avons pas parlé de son intimité, seulement des événements de sa vie privée qui avaient un impact politique.
"

Mais, bien sûr, personne pour lui demander pourquoi, alors, elles n'ont pas jugé bon de publier leur livre avant que les Français n'aient à se prononcer aux présidentielles. Solidarité ou incompétence obligent?

 

Alain Carignon, quant à lui a été largement défait au deuxième tour des législatives à Grenoble. Quel bonheur que de voir que le label UMP-Sarkozy ne permet pas tout ! Quel bonheur de voir que les électeurs n'épongent pas toutes les casseroles !

Ok, l'homme a payé sa dette. Mais comment, alors que la démocratie repose sur la confiance, imaginer un seul instant qu'il soit sain de laisser concourrir pour des postes de résponsabilité publique, pour gérer l'argent public, des gens qui ont fait preuve d'une telle immoralité? Quelqu'un m'a récemment dit qu'il avait été frappé d'une interdiction d'être gérant de société. A vérifier (help! please : pas le temps de chercher des plombes...), mais si c'est vrai, cela signifierait qu'il lui est interdit de manipuler de l'argent privé mais autorisé pour l'argent public !
Et pourtant, alors qu'il n'a même pas recueilli un tiers des voix au 2ème tour, Carignon persiste et signe son retour en politique : il vise la mairie de Grenoble, cette élection n'était qu'une petite introduction ; en effet, selon ses propres termes, cette "défaite sonne comme un nouveau départ". J'espère que les électeurs grenoblois sauront lui signifier encore beaucoup de nouveaux départs, et qu'il finira par définitivement dire bye-bye, pour qu'on ne le voit plus que sur son blog...

Alors, du vent SVP. Le meilleur moyen, c'est que les électeurs lui infligent encore quelques bons gros vents.

De l'air!

[Crédit image : Carnets d'un dessineux]

31/05/2007

Fallait pas l'inviter, lui non plus!

Santini_gouatre André Santini, l'homme des bons mots, reproche à Bayrou de n'avoir "pas su négocier pour les siens des postes de responsabilité après le résultat qu'il avait obtenu au premier tour". T'étais obligé, André ?

Déjà que le Nouveau Centre -aka Parti social libéral européen (PSLE)-, qui présentera 84 candidats aux élections législatives pour reprendre le flambeau de l'UDF traditionnelle, a été créé dans un timing et des circonstances peu claires (surtout pour l'électeur), déjà que beaucoup de ceux qui n'ont pas suivi Bayrou dans le MoDem se voient reprocher d'aller à la soupe (alors que la majeure partie d'entre eux reste juste fidèle à leur positionnement ancien et à leurs électeurs quand Bayrou a unilatéralement choisi, pour son aventure personnelle, de tenter le passage à gauche)... alors là, Santini, il aurait pu tourner sept fois sa langue dans sa bouche...

Au passage, le suppléant de Santini aux législatives est l'innénarrable Frédéric Lefebvre...

Sarko a juste entrouvert la porte, on a encore besoin d'un sacré bol d'air!

Ca me rappelle Glucksmann qui, quand il justifiait son soutien à Sarkozy dans une tribune au Monde, avait cru bon de citer notamment ce propos de Sarko: « Je ne crois pas à ce qu'on appelle la Realpolitik qui fait renoncer à ses valeurs sans gagner un seul contrat ».

De l'air, du vent !

25/05/2007

Réformer les "élites" d'abord?

Villepin_copy Pourquoi ne pas renverser la logique qui a mener à l’échec les précédentes réformes du droit du travail ? A l’heure où le gouvernement rencontre les partenaires sociaux pour évoquer le contrat unique, on redoute les soubresauts du CPE ou du CIP de Baladur en 1994 qui faisait suite au CES de Rocard et au TUC de Fabius.

Sans préjuger ce qui se prépare discrètement, voilà une proposition qui viserait à renverser la logique de reforme.

L’évolution du droit du travail vers plus de flexibilité est nécessaire dans le cycle que nous vivons en ce moment ; sauf à épouser ces thèses amusantes de la décroissance…

Nous quittons peu à peu l'ère industrielle, ce qui ne signifie pas que l'industrie n'existera plus (de la même manière que l'agriculture continue d'exister dans notre société industrielle). Aborder l'ère des services et de l'information signifie que la différence de compétitivité va se situer autour de notre capacité à communiquer:

  •  interagir avec le client pour lui vendre des services ou de l'image: l'iPod par exemple, n'est-ce qu'un lecteur mp3?
  •  communiquer entre chercheurs, industriels et responsables régionaux: cf. ce rapport parlementaire sur l'économie de la croissance,
  •  communiquer vers ses employés/ consommateurs/ actionnaires qui sont souvent les mêmes.

Cette communication tous azimuts remet en cause l'organisation pyramidale et cloisonnée du taylorisme; et le taylorisme avec, et c'est tant mieux! On travaille aujourd'hui en structures projet, en organisations matricielles... ce qui signifie en terme plus prosaïques que on n'a plus un seul petit chef et que de facto, on gagne aussi en liberté.

On voit aussi se développer le travail à distance, ce qui peut être une autre manière d'échapper au petit chef, et le droit s'est déjà adapté en partie afin de prendre en compte cette nouvelle dimension (cf. rapport parlementaire : Du télétravail au travail mobile : un enjeu de modernisation de l’économie française).

Idyllique? Sans doute! Avec la liberté vient aussi la responsabilité. Et le lien du contrat de travail hérité de l'époque industrielle, le sacro-saint CDI, n'est plus adapté. D'ou les tentatives avortées. Les spécialistes des ressources humaines évoquent aussi depuis belle lurette l’employabilité, nous expliquent que l'on exercera 4, 5, 6... métiers dans sa vie, qu'il faudra se former continuellement.

Seulement, à chaque fois que l'on tente de passer de la théorie à l'application pratique, on explique aux plus faibles, les jeunes qui cherchent un premier emploi, les personnes manquant de qualification..., que "vous comprenez, c'est bon pour vous, le monde évolue... il faut vous adapter". Et évidemment, le message passe mal.

A contrario, je proposerais donc que la mesure soit appliquée à ceux qui sont les mieux armés pour jouer la flexibilité: les plus qualifiés et les mieux insérés dans le système. Prenons un critère simple: ceux qui ont les plus hauts salaires, tous secteurs confondus.

Voilà un exemple, évidemment contestable, pour fixer les idées:

  1. Les mandataires sociaux (gérants de SARL, PDG, DG...) sont déjà de facto révocables      immédiatement et, pourvu qu'ils n'aient pas signé de primes de départ avantageuses avec des administrateurs complaisants (les fameux "parachutes dorés"), ils sont déjà en situation flexible.
  2. Au delà d'une rétribution annuelle supérieure à 6 fois le SMIC, idem, le salarié ou fonctionnaire serait révocable du jour au lendemain (plus de période de préavis, plus d'ancienneté...)
  3. De 3 fois à 6 fois le SMIC, appliquons une période de préavis qui passe progressivement de 3 mois à 0; pas de notion d'ancienneté.
  4. En deçà de 3 fois le SMIC, on reste dans les conditions actuelles des contrats de travail: préavis, ancienneté...

Voilà quelques avantages que je vois à cette approche:

  1. Plus d’ancienneté : éviter les scandaleuses situations de salariés qui partent avec des similis parachutes dorés parce qu’ils ont fait 25 ans chez EADS
  2. La compétence d'abord: les entreprises et l’administration fonctionneraient différemment si, à la notabilité de l'ancienneté et de l'échelon hiérarchique, on substituait la compétence. Un haut salaire n'est pas un droit acquis quand d'autres restent collés toute leur vie autour du SMIC.
  3. Une relation assumée entre adultes: exit le paternalisme de la période industrielle, exit les fausses promesses d'éternité, les relations entre employeurs et salariés qualifiés ont besoin d’être clarifiées. Le dialogue devient plus direct, la séparation n’est plus une honte, ni un drame.
  4. Montrer l’exemple: à une époque où la flexibilité et l'employabilité sont prônées par ceux qui sont les plus protégés, dont d'ailleurs la nature du travail requiert le plus de flexibilité, il est normal qu'ils tracent le chemin. Qu'à un niveau de rétribution élevé corresponde aussi une mise en responsabilité accrue légitimerait aussi ces différences de rémunération aux yeux de tous.
  5. Rappeler les responsabilités des "élites": les excès des parachutes dorés sont symptomatiques de notre époque. Les élites sont en crise; ceux qui ont le pouvoir sont des gens astucieux, malins, mais qui n'assument plus leur rôle de prendre en charge les problèmes communs pour les résoudre. Il faut rappeler ces responsabilités.

D’un point de vue plus macro, cette évolution prendrait tout son sens dans le cadre des pôles de compétitivité regroupant géographiquement des industries leader dans leur domaine; le nucléaire à Saclay (91), l’aéronautique à Toulouse, les jeux vidéo à Lyon…, par exemple. Il est alors simple pour un salarié d’évoluer d’une entreprise à une autre tout en restant dans le bassin d’emploi qui porte sa spécialité.

L'époque est idéale pour cette évolution: l'emploi des cadres ne s'est jamais aussi bien porté comme le montre une enquête de l'APEC. La génération des baby-boomers commence à préparer sa retraite, ce qui ne manquera pas de créer un appel d'air pour de nouveaux cadres compétents.

Le succès de l'usine Toyota de Valenciennes est un exemple illustrant cette réforme par les élites. Et sans doute y a-t-il d'autres domaines où l'on ferait bien de réformer par le haut?

21/05/2007

Le banquet républicain - les artistes de droite sont de retour

J'ai récemment reçu cette vidéo, réalisée par "Les bobos des urnes". Satire à la Frères Jacques, parfois bien mordante, de nos ex-candidats principaux. L'occasion de te faire un petit coucou, cher lecteur.


Et puis les artistes de droite sont de retour. Ils étaient plus drôles la première fois ; ici, j'ai subi un déjà-vu flagrant. Dommage.

Trouvé chez Laurence Thurion.

19/04/2007

Back from Issy

Droite_issy J'assistais hier au deuxième meeting politique de ma vie. C'était à Issy-les-Moulineaux, fief d'André Santini, pour le contre-feu des soutiens centristes de Sarko au grand raoût bayrouïste. Au programme : André Santini, Roger Karoutchi, Patrick Devedjian, Christian Blanc, Gilles de Robien, Simone Veil et Nicolas Sarkozy.

Après un léger débriefing à chaud chez Koz, voici quelques impressions un peu plus étoffées.

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18/04/2007

Gênes et TOC, psychiatrie de comptoir... Ségo, facho ?

Eugenisme Les récentes déclarations de Ségolène Royal (lues ici) me font bien plus froid dans le dos que les supposées intentions eugéno-facho de Sarko : "Les prédateurs, les violeurs et les abuseurs savent parfaitement ce qu'ils font. A ce titre, ils doivent être poursuivis et condamnés" .
Elle nous prépare une alliance avec le FN, qui prône (ou prônait) la peine de mort pour les violeurs d'enfants? Doulce France présidente...

Je poste donc maintenant une partie d'un billet que j'avais laissé en jachère à l'époque de l'interview de Sarko par Onfray (une partie seulement, car Koz en a entre-temps pondu un excellent), complété de la confirmation des pistes que j'évoque par Philippe Froguel -professeur de médecine génomique et directeur de recherche en génétique au CNRS- dans un article intitulé "Génétique, sexe et psychiatrie, arrêtons les procès en diabolisation".

Je reprends sa conclusion,qui confirme mon propos, avant de revenir sur ses arguments rationnels et les apports de la science génomique au sujet :

"Je suis plutôt reconnaissant du fait qu'un candidat à la présidence ait osé s'intéresser à ces problèmes complexes de l'inné et de l'acquis et à leurs conséquences sur la santé d'une manière finalement si humaine. Les personnes que je connais qui souffrent, car elles sont impuissantes à aider leurs proches [...], ont forcément un jugement moins tranchant sur ces questions que les donneurs de leçons du bien-penser. La réalité est complexe." Je crois que Verel serait d'accord.

"Arrêtons de juger sommairement et de diaboliser ceux qui osent s'interroger un peu de travers sur les mystères de la vie et de la maladie au risque de transformer les Français en moutons de Panurge lobotomisés. Et, surtout, n'utilisons pas la science et la maladie à des fins politicardes : les accusations de nazisme des pourfendeurs du "tout-génétique" sont ridicules et ne sont pas dignes des débats de l'heure."

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12/04/2007

Cohérence, moyens et leadership

Photobaverez Nicolas Baverez explique pourquoi il votera Sarkozy. Clair, mesuré, rigoureux, responsable... Suffisamment, en tous cas, pour que certains relaient une prise de position très pédagogique.

Nicolas Baverez part d'un postulat que j'espère partagé : "L’élection présidentielle de 2007 est décisive. Elle constitue l’ultime chance d’adapter la France à la nouvelle donne du XXIème siècle". Morceaux choisis, en guise de rappel à l'ordre (injuste, ça va de soi) ou de solidarité avec certains indécis :

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11/04/2007

L'âne à thème?

Girouettecoq Je viens de tomber par hasard sur un article très intéressant dont je vous recommande vivement la lecture :  "Si la thématique fait l’élection... avantage Ségolène".

L'auteur, avec qui j'ai usé le postérieur de mes pantalons sur un banc mythique en compagnie d'autres illustres personnages, considère que Royal a opéré un coup de maître en "imposant" le patriotisme comme son thème de campagne. Pour en arriver là, il décrypte les conditions de l'imposition d'une thématique dans une campagne :

  1. le thème doit faire écho à un "sentiment diffus selon lequel l’origine de leur problème repose sur cette question" ;
  2. ce thème "doit "idéologiquement" vous appartenir afin que vous puissiez mieux vous l’approprier";
  3. le thème doit aussi "précéder le temps médiatique" (j'avoue ne pas avoir trop saisi l'intérêt de cette condition-là : le thème sera repris et gonflé par les media s'ils se rendent compte qu'il a été opportunément choisi, c'est-à-dire qu'il répond à une attente diffuse et que son énonciateur est considéré comme légitime à le formuler : bref 1+2 entraînent 3).

Sarko aurait choisi le thème de l’identité nationale -sujet polémique qui ne ferait écho qu'à une partie de l’opinion et sur lequel les médias ne sont pas encore véritablement allés (car trop "clivant"),  Royal celui du patriotisme. Thème de droite certes, mais nettement moins «agressif» et beaucoup plus rassembleur. Thème sur lequel, par ailleurs, elle me semble considérée par l'opinion comme légitime : Royal s'est en effet imposée dès le début de sa pré-campagne sur des positions "conservatrices" (comme l'encadrement militaire).

Benoît en conclut 2 choses :

  • "La société française s’est droitisée ces dernières années". Il est en effet marquant que, alors qu'en 95 Chirac gagnait avec un thème de gauche, la candidate de gauche marque son territoire à droite...
  • "Ségolène vient de faire un coup de maître en choisissant cette thématique, car elle a collé sur sa droite Sarko et le fait passer pour un candidat un peu dangereux et facho sur les bords. Du grand art quand on sait que Sarko doit aussi surveiller le Pen et ne pas lui laisser un champ libre trop important."

Ok. Mais le danger pour Royal ne serait-il pas d'être déjà dans une optique de premier tour ? Car Bayrou chasse, lui, sur sa gauche...

A l'inverse, Sarko pourrait-il rattraper entre les deux tours la forte droitisation de son discours récent ?

Heureusement que l'analyse des stratégies de communication amène du fond dans cette campagne !

02/04/2007

La relève

Baroin220On a beaucoup parlé, la semaine dernière, des "incidents" de la Gare du Nord, de ce qu'ils révèleraient de la tension sociale, de leur exploitation politicienne, etc. Les faits et gestes de François Baroin, frais Ministre de l'Intérieur intérimaire, ont été largement commentés. Il faut dire qu'il en a donné, du grain à moudre!

Je ne m'étais pas intéressé plus que ça à l'affaire. Trop de versions discordantes, trop d'affect (anti-Sarko notamment). Une certaine lassitude de la politique politicienne et des certitudes de chaque camp. Compassion misérabiliste absolue d'un côté, certitudes sécuritaires de l'autre. La lucidité d'un Hugues de Com-Vat faisait figure d'exception notable. 
Bref, le fait qu'on soit en campagne n'étant pas propice à l'analyse -c'est un euphémisme-, j'ai prêté peu d'attention aux déclarations des uns et des autres. L'accumulation d'approximations propagandistes de Baroin a eu raison de ma réserve distanciée.

Notre nouveau Ministre de l'intérieur a déclaré mercredi sur Europe 1 que l'individu à l'origine de l'émeute (partie de son "interpellation" par les contrôleurs) avait "22 affaires signalées" à son encontre. Il précisa ensuite à l'AFP qu'il s'agissait de "22 dossiers de violences volontaires". Baroin a également jugé bon d'ajouter, à la sortie du Conseil des ministres le même jour, que le présumé innocent était "entré illégalement sur le territoire". Méconnaissance du langage juridique, jeu volontaire sur les ambiguïtés sémantiques ou mauvaise foi honteuse, Baroin a ainsi accumulé les erreurs/mensonges.

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30/03/2007

Les expats spammés...pour du vent

Udf_power Jules, de What's next, grinçait hier contre un spamming de Bayrou aux expats. Il faut dire que François arrive bien tard, alors que nos pionniers ont déjà reçu pas mal de marques d'attention...

Cette lettre aux expats révèle parfaitement l'imposture Bayrou. Grattez le vernis de l'économe rebelle qui parle vrai et vient de la France profonde, on trouve un Chirac (version prof, pas énarque)...sans l'énergie. Ceci n'est pas un compliment, désolé.

Petite perle, en passant, d'un texte qui vaut le détour :

  •  "...à un moment où il doit faire face, tout le monde en convient, à des enjeux essentiels. Des solutions qui leur seront apportées dépend, plus que jamais, le futur de notre société et donc celui de nos enfants."
    Nulle part, dans le texte, la définition de ces fameux enjeux n'est ne serait-ce qu'abordée. Comprenez ce que vous voulez, ça m'arrange... En tous cas, François est bien au sec avec Ségolène...

Juste après le traditionnel "vous êtes des ambassadeurs de notre grande France blablabla", Bayrou se lance dans une défense des obligations de la France vis-à-vis de ses expats. Bien vu, ciblé et fondé au premier abord. En réalité archi archaïque et démagogique. Le premier tour approche, on racle les fonds de tiroir -désolé aux expats.

Sa promesse principale : "je veillerai tout d’abord à ce que le réseau de nos établissements d’enseignement à l’étranger, déjà le premier au monde, soit non seulement maintenu, mais développé".

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15/03/2007

Voter Bayrou, se faire plaisir...

Img_miroir_reve2 Ceci est un post hautement militant, sans recul et qui n'engage que son auteur.

Nous sommes réunis sur ce blog en grande partie parce que nous considérons que la France doit agir sur quelques fondamentaux pour basculer dans la modernité, renouer avec le dynamisme et la solidarité effective et redevenir un moteur du projet européen. L'heure est grave, illustrée par la dette, dont nous avons souvent parlé en ces pages. Le déclin français est la conséquence des non choix que nous avons tous subis depuis 25 ans. 

Nous avons notamment créé ce blog pour que ces chantiers fondamentaux, trop longtemps repoussés, soient enfin traités par le prochain gouvernement. Pour ce faire, celui-ci devra avoir reçu un mandat clair du peule français (raison pour laquelle je me suis joins à l'Appel du Net). 

Et pourtant, la vague actuelle semble voir beaucoup de monde emporté par une vague romantico-nihiliste, une volonté de tout foutre en l’air, de faire un bras d’honneur à tous ces pourris. Un fuck off punk ou woodstockien acceptable par les mamies et les Hubert-Valéry ducs de Montmorency.

Si Koz le bien élevé est sceptique, je commence à passablement m'irriter. Si le vulgus pecum a bien le droit de croire à des sornettes, les jours et les échanges qui passent semblent montrer que certains s'intéressent à la politique plus pour se rassurer dans une aventure apparemment paisible, pour faire plaisir à leur intellect ou leur image d'eux-mêmes que par souci du bien commun et de l'avenir de notre pays...

Lire la suite "Voter Bayrou, se faire plaisir..." »

05/03/2007

L'Appel du Net sur Europ'

Images_3 L'Appel du Net a été relayé ce matin sur Europe 1. C'était dans la Revue des Blogs, et évidemment il était 6h48... ce n'est pas encore le raz de marée pour soutenir l'initiative de Charles et de Toréador. Mais c'est un bon début !

28/02/2007

Lettre ouverte aux candidats à l'élection présidentielle - L'Appel du Net (ADN)

Drapeau_franaisEmmené par Toréador, je me suis joins à un petit groupe de bloggers (liste en bas de page) ayant décidé d’interpeller les trois principaux candidats à la présidentielle. Je reproduis le texte, que nous publions simultanément. Je vous invite à le diffuser, pour que l’éthique de responsabilité soit au coeur d'un vrai débat sur la France que nous voulons avoir dans 10/15 ans.
Ce texte a été envoyé aux médias et aux adresses électroniques des candidats Royal, Bayrou et Sarkozy.

Lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle
L’Appel du Net (ADN) à Ségolène Royal, François Bayrou et Nicolas Sarkozy

Parmi les différents candidats qui se sont déclarés prêts à concourir la prochaine électionprésidentielle, vous êtes les plus crédibles pour accéder à la magistrature suprême en raison de votre expérience, de votre crédibilité ou des intentions de vote. Dans quelques mois, l’un ou l’une d’entre vous s’inscrira dans une longue lignée de dirigeants qui prend sa source avec Clovis.

Nous sommes des blogueurs anonymes, des citoyens intéressés par le monde et la politique, soucieux de l’état de leur pays. Nous nous efforçons, par nos analyses et nos commentaires, d’éclairer les enjeux, d’apprécier vos propositions et de dégager le sens de cette campagne. Si la plupart d’entre nous ne sont pas engagés dans un parti politique, nous sommes en revanche tous des observateurs attentifs et exigeants du débat public. Votre début de campagne, où chacun d’entre vous promettait, qui le changement, qui la rupture, nous a donné l’occasion de parler réellement de politique.

Hélas, nous constatons que cette campagne perd chaque jour un peu plus en substance et nous craignons qu’elle ne finisse par s’enliser dans la tourbe qui a perdu tant de précédents rendez-vous électoraux. Le débat se résume de plus à plus à des petites phrases, des dénigrement sectaires et systématiques de vos adversaires, et à une multiplication de discours catégoriels destinés à flatter vos clientèles supposées, tout en faisant l’impasse sur les grands enjeux de ce début de siècle.

Vous être en train de vous laissez aller à une « starcadémisation » de la compétition électorale, soigneusement entretenue par des médias, plus soucieux de stimuler leur audimat que de contribuer à la formation du jugement du citoyen.

Certes, vous pourrez probablement gagner en 2007 comme d'autres avant vous ont gagné, au terme d’une campagne d’image et centrée sur votre personne ou le rejet de l’adversaire. Ce ne serait cependant pas un service qui vous rendrez à notre Pays. 2007 n’est, en effet, pas une campagne comme les autres. En ce début de siècle, la France se trouve confrontée à d’immenses défis qui conditionneront son avenir, auxquels le nouveau Président devra faire face et qu’il ne pourra pas traiter dans le dos du peuple qui l’a élu.

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31/01/2007

Les Français ont le droit de se tromper. Les candidats n’ont pas le droit de les tromper

Uncandidataupoil_1 Activités apparemment débordantes pour nous tous en ce moment. Je vous conseille donc de lire le dernier billet publié par Christian Blanc sur le blog d'Energies2007 : "Un bon candidat ?"

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28/01/2007

No logo, en politique aussi

No_logo Le pouvoir des marques est contesté dans le domaine de l'économie. On devrait le contester aussi en politique:

Des mots et des couleurs organisait hier une série de tables rondes réunissant des blogueurs, notamment d'Agoravox, des jeunes adhérents de partis politiques... et quelques animateurs, dont Franck de Démocratie Active, histoire de donner une consistance à l'échange.

L'échange a été pour l'essentiel cordial autour de sujets sans doute un peu trop généraux comme la démocratie, l'Europe, les jeunes, l'environnement. Il n'en reste pas moins que les participants encartés parlaient le plus souvent en se référant à leur étiquette, parfois en s'en différenciant. Sébastien (Jeunes Verts) ou Sabri (UMP & Aujourd'hui autrement) ont porté avec talent leurs convictions mais gardaient cette sorte de référence au père (à la mère aussi, parité oblige) qui troublait la discussion.

Le jeu des investitures imposent ainsi la logique partisane, voire boutiquière: chaque militant doit démontrer sa fidélité à la parole officielle. Et de fil en aiguille, chaque candidat, avant d'être élu... puis le système des groupes parlementaires… si bien que nos 577 députés ne votent pour l’essentiel qu'en fonction des consignes d’états-majors. Sans doute faut-il assurer une certaine cohérence d'ensemble à un parti? C'est une question de degré.

De même, pour l'essentiel, l'électeur ne vote plus en fonction des talent ou compétence particuliers de tel ou tel candidat; mais pour un logo. C'est une autre forme de centralisme.

Qui préexiste de l'individu ou du parti? Sans doute la réponse souligne-t-elle déjà une certaine conception politique. Pour ma part, je proposerais que le bulletin de vote ne mentionne que le nom du ou des candidats, à l'exclusion de tout slogan ou nom de parti politique ou logo, juste histoire

  1. de forcer un peu la curiosité de l’électeur (et la mienne pour commencer) de jeter un coup d'oeil sur une affiche ou une profession de foi,
  2. de mettre en évidence les qualités du candidat dans sa propre élection,

... un peu plus d'humain: une goutte d'eau dans la machine électorale.

Exprimée dans sa version José Bové: "Non à la marchandisation de l'espace citoyen!" ;-)

Bulletins_de_vote

(Quelques bulletins de vote extraits de la campagne législative de 2002)

26/01/2007

La nuit "blanche" porte-t-elle conseil ?

Christian Blanc a annoncé hier son ralliement à Nicolas Sarkozy par voix de presse. Alors que le débat est assez intense sur son blog, il s’agit finalement d’un non événement médiatique : télévisions, radios et journaux préfèrent s’emparer de l’espionnage stratégique des RG et les billets sur la blogosphère se font plus que rares. Bref, un microcosme s’entredéchire pour pas grand-chose.

L’annonce d’hier ne m’a pas surpris (j’avais mes RG bien placés). Les réactions non plus. Je fais partie des déçus-qui-comprennent-mais-ne-soutiennent-pas s’il y en a.

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25/01/2007

Christian Blanc soutient Sarkozy

Cb Sarko_1Christian Blanc annonce aujourd'hui, dans le Figaro, son soutien à Nicolas Sarkozy.