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28/02/2007

Lettre ouverte aux candidats à l'élection présidentielle - L'Appel du Net (ADN)

Drapeau_franaisEmmené par Toréador, je me suis joins à un petit groupe de bloggers (liste en bas de page) ayant décidé d’interpeller les trois principaux candidats à la présidentielle. Je reproduis le texte, que nous publions simultanément. Je vous invite à le diffuser, pour que l’éthique de responsabilité soit au coeur d'un vrai débat sur la France que nous voulons avoir dans 10/15 ans.
Ce texte a été envoyé aux médias et aux adresses électroniques des candidats Royal, Bayrou et Sarkozy.

Lettre ouverte aux candidats à l’élection présidentielle
L’Appel du Net (ADN) à Ségolène Royal, François Bayrou et Nicolas Sarkozy

Parmi les différents candidats qui se sont déclarés prêts à concourir la prochaine électionprésidentielle, vous êtes les plus crédibles pour accéder à la magistrature suprême en raison de votre expérience, de votre crédibilité ou des intentions de vote. Dans quelques mois, l’un ou l’une d’entre vous s’inscrira dans une longue lignée de dirigeants qui prend sa source avec Clovis.

Nous sommes des blogueurs anonymes, des citoyens intéressés par le monde et la politique, soucieux de l’état de leur pays. Nous nous efforçons, par nos analyses et nos commentaires, d’éclairer les enjeux, d’apprécier vos propositions et de dégager le sens de cette campagne. Si la plupart d’entre nous ne sont pas engagés dans un parti politique, nous sommes en revanche tous des observateurs attentifs et exigeants du débat public. Votre début de campagne, où chacun d’entre vous promettait, qui le changement, qui la rupture, nous a donné l’occasion de parler réellement de politique.

Hélas, nous constatons que cette campagne perd chaque jour un peu plus en substance et nous craignons qu’elle ne finisse par s’enliser dans la tourbe qui a perdu tant de précédents rendez-vous électoraux. Le débat se résume de plus à plus à des petites phrases, des dénigrement sectaires et systématiques de vos adversaires, et à une multiplication de discours catégoriels destinés à flatter vos clientèles supposées, tout en faisant l’impasse sur les grands enjeux de ce début de siècle.

Vous être en train de vous laissez aller à une « starcadémisation » de la compétition électorale, soigneusement entretenue par des médias, plus soucieux de stimuler leur audimat que de contribuer à la formation du jugement du citoyen.

Certes, vous pourrez probablement gagner en 2007 comme d'autres avant vous ont gagné, au terme d’une campagne d’image et centrée sur votre personne ou le rejet de l’adversaire. Ce ne serait cependant pas un service qui vous rendrez à notre Pays. 2007 n’est, en effet, pas une campagne comme les autres. En ce début de siècle, la France se trouve confrontée à d’immenses défis qui conditionneront son avenir, auxquels le nouveau Président devra faire face et qu’il ne pourra pas traiter dans le dos du peuple qui l’a élu.

En 2007, la France fait face à une mondialisation qui transfère inexorablement le travail -y compris désormais le travail qualifié- dans les pays à bas salaires et organise l’évasion de nos capitaux. Notre modèle social est menacé par le libre-échange qui fait pression sur les salaires et la concurrence fiscale et sociale qui paupérise l’Etat.

En 2007, l’Europe est en panne depuis le non au référendum sur le projet de traité constitutionnel, sans qu’aucun dirigeant français ait jusqu’ici traduit l’expression populaire et la en projet alternatif.

En 2007, la France aborde le défi du vieillissement sans disposer des marges de manœuvre nécessaires au financement des retraites du papy boom ou à la prise en charge de la dépendance – et ce dans le contexte d’une dette faramineuse.

En 2007, l’école n’est plus le creuset républicain d’autrefois. Elle fabrique chaque année une armée de jeunes sans qualification ayant pour seule perspective de vivre toute leur vie de revenus d’assistance. Elle est l’école de la désintégration sociale, de la violence, et du repli identitaire. L’Enseignement supérieur délivre des diplômes dévalorisés qui ne permettent plus aux jeunes de s’insérer comme leurs aînés sur le marché du travail. L’Université n’est pas armée pour faire face à la course mondiale à l’innovation.

En 2007, la France voit sa petite agriculture péricliter, son industrie agoniser, ses villes moyennes et ses zones rurales se vider de leurs forces vives, ses banlieues s’enfermer dans une culture de la révolte, de la violence et de la haine de l’autre.

En 2007 la société française, tétanisée par l’angoisse et l’absence de perspective collective, se fragmente en une somme d’individus, de corporations et de communautés, chacun repliés sur leurs problèmes. Les classes populaires n’ont plus que le choix entre l’assistanat et la précarité. Les classes moyennes se sentent paupérisées par la pression fiscale et la hausse des loyers. Les cadres sont écoeurés et épuisés par les nouvelles règles du capitalisme financier qui exige d’eux toujours plus d’efforts au profit exclusifs d’actionnaires anonymes et apatrides. Les classes aisées font sécession et ne voient plus d’avenir que dans l’exil professionnel ou fiscal hors de nos frontières.

En 2007, la France n’est plus seulement soumise à une fracture sociale entre ceux qui sont inclus dans le système économique et ceux qui en sont exclus ou en marge, elle est désormais aussi atteinte d’une fracture générationnelle qui concentre le patrimoine, les hauts salaires et les revenus du capital dans les mains des seniors, pour réserver aux jeunes l’intégralité des coûts de l’adaptation au nouvel ordre économique, les maigres salaires, les loyers élevés, les diplômes dévalorisés, et la précarité de l’emploi.

En 2007, les fonctionnaires se sentent détestés, les professions libérales déclassées, les chômeurs stigmatisés, les populations d’origine immigrées discriminées, les chefs d’entreprises incompris, les ouvriers sacrifiés.

En 2007, l’Etat est à la fois obèse et impotent. Nos institutions ne parviennent plus à créer de la légitimité suffisante pour engager la moindre réforme de structure. La décentralisation est devenu un mille feuilles, opaque et dépensier où nul n’est responsable de rien. L’Etat-providence n’a jamais été aussi généreux pour des résultats jamais aussi faibles, quand ils ne sont pas contre-productifs.

En 2007, la France cherche s’interroge sur son avenir. Son salut se trouve t-il dans l’économie de la connaissance, dans l’accroissement des inégalités entre des emplois à haute valeur ajoutée et ceux qui survivront par la redistribution ? Entre quelques métropoles fortement tertiarisées et des territoires laissés à l’abandon ? Va-t-elle se contenter d’être une nouvelle Floride de l’Europe qui accueillera les retraités de tout le continent ? La France pourra-t-elle maintenir ses solidarités et son idéal égalitaire ?

La campagne électorale de 2007 exige un débat public sur la situation de la France, ce qui fait ses atouts et ce qui la menace. Elle exige un vrai débat sur le modèle de société auquel nous aspirons et celui auquel nous pouvons encore prétendre. Elle exige un débat sur les efforts que nous devrons faire, collectivement et individuellement, pour recréer un chemin vers l’avenir.

En tant que candidat à la magistrature suprême, il vous appartient d'affronter ces questions avec courage et lucidité ; votre responsabilité est de proposer un nouveau pacte pour la France, afin que l’élection présidentielle puisse engager le pays sur la voie d’un nouvel horizon collectif et traduire un nouveau départ dans le 21ème siècle.

Nous vous invitons donc à prendre quatre engagements :

  • Renoncer aux petites phrases, à l'exploitation systématique des micro-erreurs de vos adversaires, et de vous concentrer sur votre propre projet de société, vos propositions, votre vision de la France et de son avenir.

  • Vous adresser aux citoyens en leur proposant un projet collectif pour l’ensemble de la Nation, et ne pas segmenter dans vos propositions la population en clientèles, en corporations, ou autres titulaires de créances réelles ou supposées à l’égard de la collectivité.

  • Présenter un programme réaliste sur le plan budgétaire, compte tenu de l’état des finances publiques et des marges de manœuvre réelles, aborder les questions budgétaires et fiscales de manière globale, et non pas seulement sous l'angle de promesses plus ou moins tenables à l'égard de telle ou telle catégories de contribuables ou d’allocataires.

  • Proposer une expression de la voix de la France à destination de l’international sur les sujets qui la dépassent mais sur lesquels elle ne peut pas rester silencieuse : la relance de la construction européenne, les déséquilibres financiers et industriels grandissants de l’économie mondiale, le libre échange et ses conséquences sur les pays européens qui ne peuvent lutter sans perdre leurs âmes avec les géants démographiques d’Asie, l’essor du capitalisme financier qui accumule des montagnes de profits sans pour autant créer de richesses pour les populations ou les défis du changement climatique et de l’après pétrole.

Soyez à la hauteur de l’enjeu.
Soyez dignes de la charge à laquelle vous aspirez.

Faites vivre la République !
Faites vivre la France !

 

Premiers signataires de l'ADN :

Et aussi : JP - Top-débats, Cedehel - Emploi - Chômage, Filaplomb, Les yeux, lløRān, Moon, G. Perrot, G Sorel, Cyrano, Neshi, Jean-Luc, Pages noires, Chevillette2007, Nico, Jacques Bellier

Il suffit de publier ce texte sur votre blog pour être membre de l’ADN, mettre en lien au moins un des 8 sites fondateurs et, idéalement, vous manifester ici ou par mail à appeldunet[arobase]gmail[point]com.

Ils en parlent :

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Voici les sites qui parlent de Lettre ouverte aux candidats à l'élection présidentielle - L'Appel du Net (ADN):

» L'Appel du Net (ADN), lettre ouverte aux candidats de Charles André reporter AgoraVox
Retrouvez cet article et ses commentaires sur AgoraVox [Lire la suite]

» Une mission qu?on ne regrettera pas de Energies2007 - Christian Blanc
Le quatrime et dernier numro de l?mission J?ai une question vous poser sur TF1 a t diffus lundi soir. Il aura au moins un mrite : il n?aura pas de successeur. [Lire la suite]

» Consternation de What's next ?
Le dimanche soir, depuis Londres, j'aime assez regarder le journal de France 2 en différé sur Internet. C'est un bon moyen de garder contact avec le pays de gauche, celui des fonctionnaires, des profs, des retraités de la fonction publique. Il est bien... [Lire la suite]

Commentaires

''l’essor du capitalisme financier qui accumule des montagnes de profits sans pour autant créer de richesses pour les populations'' Ouahh, mais c'est de gauche çà ! Super ! Arlette, Olivier, José, Marie Georges Ségolène ? Vers qui votre coeur qui bat s'inclinera-t-il tantôt ?

Séquence émotion : un coeur, c'est riche, petit jardin!
Et un sens aigü des priorités n'oblige pas à être monosynaptique. Ni à souhaiter que le débat démocratique soit pauvre.
Si tu partages ce cri du coeur et de la raison, n'hésite pas à relayer...

Ne seriez-vous pas un peu déclinologue cher ami? Bon c'est pas mal votre truc sur le fond... à quelques formulations près... je signe!

Comment comptez-vous peser? Quelle est votre démarche?

Une France qui relaye dans son expression à l'international un discours du type ''le libre échange et ses conséquences sur les pays européens qui ne peuvent lutter sans perdre leurs âmes avec les géants démographiques d’Asie, l’essor du capitalisme financier qui accumule des montagnes de profits sans pour autant créer de richesses pour les populations ou les défis du changement climatique et de l’après pétrole'' ne peut le faire qu'en appliaquant à elle même des politiques profondemment modifiées voire ''révolutionnaires''. Amoins qu'il ne s'agisse de déclarations d'intention que nous avons connu avec Chirac. Une action résolue et significative sur ces points ce n'est en aucun cas le projet des mouvements de droite et du centre actuellement : à qui s'adresse donc cet appel précisemment ?

Avec panache, je signe !! Bravo à vous tous !!!

Vous avez raison de vouloir élever le débat politique mais vous avez tort de le limiter à des Candidats soi-disant potentiels... Il y a un mois à peine, vous auriez exclu Bayrou pour Lepen.... N'est-ce-pas !
Et puis intellectuellement ce n'est pas juste de ne pas entendre ce qui est bon en provenance des minorités politiques comme sociales....

Interpellez les Candidats sur le ciment de la société, le travail, l'emploi et en particulier celui des Jeunes mais ça en démagogue Ségolène Royal s'en charge !
Donc celui des Jeunes et des Quinquagénaires, dans la même galère, privés d'emploi et souvent de ressources avec des arguments aux anitpodes mais qui se rejoignent comme tous les extrèmes...
Les quinquagénaires, un fléau de 1 millions 200 000 personnes, Citoyens de ce pays, privés d'emploi et très souvent en état de précarité voire de paupérisation...
L'économie est irrationnelle et de concept qui démontre ses limites, pour preuve, l'inexploitation de la matière grise qui a fait ses preuves !
Il faut que les Jeunes réagissent car ils ne pourront pas payer de contribution alors qu'ils n'ont pas non plus la juste reconnaissance pour laquelle ils ont été formés...

Sur mon site politique :

La démocratie selon Ségolène Royal en Poitou-Charentes !
Mer 28 Fév 2007 - 17:06 par Admin
Quelques infos éloquentes sur la pseudo démocratie participative de Madame Ségolène Royal-Hollande...


Ce qui est dit par ce site, je peux le confirmer pour attendre depuis deux ans un rendez-vous et des perspectives pour un groupe de quinquagénaires privé d'emploi et de ressources et qui lui demandait quelque peu d'empathie, voire l'application de ses propos en discrimination p...

[ Lecture complète ]

@ GSorel et Cyrano,
Il vous suffit, pour signer, d'envoyer un mail à appeldunet chez gmail point com. Je le fais pour vous. Si vous avez un blog/site, indiquez le-moi, je le mettrai aussi.

G : notre démarche n'est pas pro. Nous avons publié en même temps et écrit à tous les blogs que nous lisons; nous comptons sur le bouche à oreille. On a eu une publication sur le site de Marianne et j'ai été interviewé ce matin pour la chronique des blogs d'Europe 1, diffusion lundi à ... 06h47.
On va ptet songer à s'organiser un peu plus sérieusement pour buzzer. Mais bon, je constate qu'aujourd'hui un seul des bloggers à qui j'ai communiqué le texte l'a repris. Si même les bloggers ne s'y retrouvent pas ou jugent inutile de relayer, je ne suis pas certain que l'effort vaille vraiment le coup. (Remarque, ce n'est pas forcément la quantité qui est le critère des remontées du web vers les media tradi.)
A voir, donc. Je vous tiendrai au jus des éventuelles avancées.

@ petit jardin,
décidemment, soit tu es cynique, soit désabusé, soit méfiant au point de voir de la manipulation partout. C'est chiant...
Nous constatons qu'un certain nombre d'enjeux qui doivent présider à des choix de société radicalement différents ne sont pas clairement posés. Or, c'est ce qui permettrait à l'électeur de voter en connaissance de cause et de donner un mandat clair.
Désolé de te décevoir, mais nous ne faisons que soulever les sujets majeurs qui caractérisent les choix de société qui doivent être faits. Nous ne donnons aucune réponse.
Eu égard à l'importance de cette élection, nous demandons donc aux principaux candidats de se positionner sur les choix de société, pas sur les petits détails.
En filigranne, nous visons aussi les media, partie prenante du bas niveau de cette campagne, notamment en s'étant totalement effacés d'un débat "moi, je" contre "moi, je", en ne jouant même pas leur rôle de mise en perspective (focalisation sur les sondages, les SCI, l'ISF, les scooters, etc.) et de tri de l'info (Chabot qui laisse Le Pen tranquillement raconter qu'il y a 14 M de travailleurs pauvres en France, PPDA qui laisse Royal raconter que 70% des primo-délinquants passés par la prison récidivent...).
C'est un appel à un véritable débat démocratique. Ni plus, ni moins.

Personnellement, pour en revenir à ce qui t'intéresse le plus, je trouve déplorable que Bayrou et Royal se contentent de ne pas être Sarko (car oui, je considère -comme je te l'ai dit à la RDB- qu'aujourd'hui seul Sarko délivre un véritable projet de société ; qu'on y adhère ou pas est un autre sujet...).Mais ce n'est pas l'objet de ce texte.

@ Pécastaings,
Le Pen n'est pas visé par cette lettre parce que, en ce qui le concerne, son projet de société est assez clair : ultranationaliste. Cette clarté est aussi celle des autres dits "petits", qui développent des angles d'attaque spécifiques.
Alors que SR, NS et SR visent tellement large que l'électeur ne sait plus quelles sont leur priorités, les grandes orientations qu'ils proposent.
Par ailleurs, j'aurais eu une certaine hostilité personnelle à m'adresser à Le Pen pour lui demander d'élever le débat...

Pour info : j'ai remis à jour la liste des signataires. Remise à jour partielle, je l'espère.

Je crois que je me suis mal fait comprendre. Je ne vais pas polémiquer des heures et je n'ai pas envie d'être l'emmerdeur de service ici mais j'insiste : franchement le dernier volet de votre appel me semble en l'état impossible à signer par la droite libérale ou autre, par les centristes et peut être même par une partie de la gauche. Pourquoi ? Parce que s'engager sur ces points clairement ennoncés c'est vouloir et se donner les moyens d' agir sur les systèmes économiques et leur régulation ou leur ré-orientation aussi bien sur le plan local que sur le plan international. Je ne vois aucun signe manifeste de cette volonté (sur le plan local) dans les programmes de ces mouvements et tu auras deviné que je le regrette. Donc j'ai du mal à imaginer que ce type d'engagement ne soit pas autre chose qu'une déclaration d'intention supplémentaire hélas assimilable à la signature de la charte de l'environnement de Hulot. En fait, pourquoi limiter le champ de la vision que vous attendez à ''l'expression d'une voix de la France sur des sujets qui la dépassent'' : c'est là que se situe notre différence d'approche. Ces sujets ne dépassent pas la France ni d'ailleurs aucune autre nation, je dirais même qu'à l'inverse ces sujets ''obligent'' les nations et les citoyens. Donc une ''voix''de la France sur ces sujets c'est finalement très insuffisant, ce qu'il faut c'est agir et faire évoluer la société à partir du point où elle se situe et où elle est légitime et dans son droit. Ce que j'attends des politiques c'est une action immédiate et concrête sur ces points fondamentaux. Alors peut être que ce qui est important ''deviendra possible...''.

Tu n'es pas l'emmerdeur de service, tu es bienvenu.
Il fallait à mon sens entendre le "qui la dépassent" comme : où elle ne pourra rien seule.

Je me répète : on demande des réponses. Une réponse libérale peut tout-à-fait être : "la spécialisation en fonction des avantages comparatifs de chacun, c'est du gagnant-gagnant (terme décidemment très à la mode en ce moment!), voilà ma position, c'est bon pour la France, l'Europe et le reste du monde, donc faisons sauter les barrières douanières" !

Mais en fait, il est vrai que ce point est mal formulé car il prend déjà relativement parti.

L'idée est que nous voulons des réponses (à des problèmes qui existent) : les déséquilibre, c'est bien parce que naturel / il faut lutter contre, voilà comment / je propose un nouveau modèle alternatif.
Personne ne s'engage sur aucune de ces voies, toutes les réponses -quand il y en a- sont bâtardes aujourd'hui.

Sans polémique... je co-signe ta lettre ouverte Charles ! ;)

A y est!

En effet, c'est que du bon sens!

Bonjour,

8 candidats se sont unis :

http://www.unioncandidatsemergents.org/

En cliquant sur la photo de chaque membre de l'Union, vous pourrez aller sur leur site respectif.

Bonne visite

Si je peux me permettre cet appel est une très très bonne initiative et le texte est très bon.

Il faudrait peut-être avec l'accord des rédacteurs le mettre sur un site et une base de données pour recueillir les signatres. lancer ensuite une offensive sur Internet pour le faire signer !!!

Je constate avec plaisir que le débat est ici possible.
Je partage l'analyse de "petit jardin" quant à "la voix de la France".
J'ai également besoin d'une explication sur une partie de la première phrase de l'appel :
" les plus crédibles pour accéder à la magistrature suprême "
Qu'entendez vous par crédibles ? La place de ces trois candidats dans les sondages, vos choix personnels ou collectifs, les choix des chaînes de télévision ou des journaux ?
Merci de m'éclairer.

Assez d'accord avec petit jardin, comment voulez-vous que le centre libéral et la droite libérale signent un tel texte :

"Notre modèle social est menacé par le libre-échange qui fait pression sur les salaires et la concurrence fiscale et sociale qui paupérise l’Etat."

"Les cadres sont écoeurés et épuisés par les nouvelles règles du capitalisme financier qui exige d’eux toujours plus d’efforts au profit exclusifs d’actionnaires anonymes et apatrides."

"la relance de la construction européenne, les déséquilibres financiers et industriels grandissants de l’économie mondiale, le libre échange et ses conséquences sur les pays européens qui ne peuvent lutter sans perdre leurs âmes avec les géants démographiques d’Asie, l’essor du capitalisme financier qui accumule des montagnes de profits sans pour autant créer de richesses pour les populations ou les défis du changement climatique et de l’après pétrole."

On se croirait chez Attac ou en train de lire la énième pétition de gauche sur le thème "les ravages de la mondialisation libérale".

Désolé, mais ce texte ne propose rien de nouveau et de sérieux. Il juge la campagne qu'il ne trouve pas à son goût (ok, super, et ensuite, on va se coucher ?) et se lance ensuite dans de jolies déclarations incantatoires.

Plutôt que de dire, le mieux serait de faire.
Le mieux serait d'interpeller les candidats en question sur des sujets très précis. Le mieux serait de ne pas se positionner en tant que citoyen face au politique tout puissant. Le mieux serait de mettre en place des stratégies efficaces et réalistes qui imposeraient les questions qui vous paraissent importantes aux candidats.

Vous trouvez que le niveau de la campagne présidentielle est bas ? Et bien essayer donc vous-mêmes de faire monter le niveau de cette campagne ! Demander à ce que le niveau monte ne le fera pas monter !

Pourquoi toujours se limiter aux pétitions, aux incantations publiques et solennelles, etc. Que voulez-vous ? Que les candidats signent votre papelard comme ils ont signé le pacte écologique de Hulot, le bidule gauchiste révolutionnaire de AC le Feu ? Et après ? Que se passe-t-il ? Rien de rien !

Mettez en place de vrais actions efficaces qui ne se limitent pas à de simples pétitions grandiloquentes ! AGISSEZ sur le terrain des campagnes politiques ! Interpellez les candidats, filmez les, interpellez les à nouveau, diffusez vos films sur le net, organisez-vous et AGISSEZ !

Il faut s'inspirer de ce qui se fait aux Etats-Unis par exemple, monter des lobbys, des groupes de pressions... Mais des pétitions et des appels,..., vous vous croyez encore au début du XXe siècle ou quoi ?

Arrêtons donc avec ces appels verbeux et ces pétitions grandiloquentes. Cela ne changera rien. Agissons plutôt.

Merci Jules.
J'ai posté un texte plus bref, un peu sec c'est vrai, mais dans la même idée chez un certain "Toreador" et j'ai reçu des insultes.
Bref, une xième pétition n'apporte rien au débat et ne mérite pas l'écho offert par Marianne, qui visiblement, ne parvient plus à faire le tri entre le gentillet (je n'ose pas écrire le tout venant) et le plausible.
Maintenant, j'en connaîs certains (des candidats) qui sont prêts à signer n'importe quoi pour faire plaisir.
On n'ignore pas la formule : les promesses n'engagent que ceux qui ...

Ha, merci Aetius, je suis heureux à ne pas être le seul à réagir de la sorte.

J'ai regardé ce soir, dimanche soir, le journal de France 2, chaine du Service Public, payée par la redevance télé. http://jt.france2.fr/20h/
Je suis abasourdi par ce journal : retour de vacances, accident de moto, inondations, éboulement au tunnel du Mont Blanc, les enfants au salon de l'agriculture, etc, et pas un mot de politique française à moins de deux mois des élections présidentielles ! Pas un seul sujet de politique sur le journal de la chaine de service public à moins de mois des élections présidentielles !
Et après, certains se lamentent dans des pétitions sur le niveau bas de cette élection ??? Mais soyez donc plus exigeants ! Et exigez d'abord que le service public audiovisuel remplisse ses missions de service public !

Avec des journaux télévisés pareils sur le service public il ne faut pas se demander longtempts pourquoi les "petites phrases" des politiques et les coups bas ont autant d'importance : ils permettent à la campagne présidentielle d'exister dans les grands médias, voilà tout.

Il est particulièrement drôle, Jules, que tu y vois un texte d'Attac puisque sur les 8 membres initiaux, il y en a au moins à ma connaissance 3 qui sont de droite !

Aetius, tu n'as eu que ce que tu méritais car ton texte était agressif. Une connerie = une baffe. Tu veux être bien traité ? Alors modère tes propos.

Sur le coeur de l'action, Jules, pour l'instant, nous nous avons essayer d'agir. D'autres se contentent...de vagir

T.

Bravo! Belle initiative!
J'adhère.

Cher Toréador,
J'étais sympathisant du PS jusqu'en 2005. Suite de son appel à voter OUI, que je considère toujours comme une grave dérive libérale aveugle, je me suis rapproché de ce que beaucoup nomme l'extrême gauche mais que personnellement j'appelle bon sens. j'ajoute ne pas être encarté.
Je devrais donc me réjouir de votre appel ? Et bien non, pas du tout.

Votre lettre n'est pas un simple échange entre Toréador et un confrère signataire, qui ne concernerait que deux amateurs en politique : c'est un courrier au futur Président de la République Française.
Et vous vous adressez en fait aux trois candidats des partis de pouvoir, en place depuis 30 ans, qui sont directement responsables des situations que vous déplorez.
Et aucun de ces candidats ne souhaite, à ma connaissance, changer de système.
Le libéralisme ? Sarkozy est très pour, Bayrou y amène un peu de bon sens, Royal se propose d'en adoucir les effets.
C'est sûr, après les élections, ça va changer : ça sera comme d'habitude !

Questions : (plusieurs)
Qui est favorable au libre échange et aux lois du marché ?
Qui a appelé à voter OUI au PCE, texte qui prônait les déréglementations ?
Qui souhaite élargir l'Europe, simplement pour faire entrer dans cet espace hétérogène, des pays à bas coûts et répondre ainsi à la gourmandise de certains ?
Qui favorise les délocalisations en taxant le travail ?
Qui n'a rien fait pour aplanir les disparités fiscales des pays européens ?
Qui liquide les services publics et souhaite soumettre leurs fonctions à la concurrence ?
Qui brade le dispositif national d'énergie, capital à la vie d'une nation ?
Qui entretient des relations plus que chelous avec des dirigeants de pays dont les ressources nous intéressent ?
Qui est responsable d'une succession de réformes scolaires sans expérimentation ?
Qui est responsable des budgets ridicules de la Recherche et de l'Université ?
Qui préfère investir dans des porte-avions que dans l'école ?
Qui confond causes et effets, préférant sévir que de s'attaquer aux sources du problème ?
Qui cherche à mettre en place des mesures dont les effets se traduisent par une précarité accrue de l’emploi ?
Qui ne met pas les moyens sur les fraudes fiscales connues ?
Qui effectue des baisses d'impôts, favorisant de fait les plus aisés ?
Qui tolère l'existence des Restaurants du cœur depuis 22 ans ?
Qui ne fait aucun effort pour avancer dans le domaine des énergies renouvelables ?

Je m'arrête là. Il y en a assez.
Mais qui est donc responsable de tout ça ?

Réponse : (une seule)
A tour de rôle ou ensemble, les trois "crédibles" à qui vous vous adressez.
Trente ans de pouvoir pour ce résultat, pour votre lettre ouverte.

De plus, par votre immaturité politique, vous discréditez la communauté naissante des blogs, à travers un texte d'une naïveté touchante, qu'on croirait sorti d'une cour d'école, pondu par des gamins qui auraient entendu leurs parents discuter et se plaindre.
Et Marianne, pour qui le Net est le nouvel ennemi, n'hésite pas à relayer le scoop. Bravo.

Maintenant, je constate que le coût des timbres vous oblige à ne contacter que seulement trois candidats.
Et les autres ? Sans intérêt ? Ils ne représentent personne ? Ils n'ont aucune chance ? Sont pas crédibles ?
Pendant que vous y êtes, demandez à placer la barrière du nombre de signatures pour les présidentielles à 5000 parrainages ! TF1 aura moins de mal pour boucler ses journaux télévisés.

Aetius (soupir) vous n'avez pas compris le mot "crédible". Vous l'avez vu comme un jugement de valeur. Il s'agit de réalisme ! L'un de ces trois-là à 99,99% de chance d'être élu. Voilà pourquoi nous ciblons sur eux car nous voulons être utiles. On peut le déplorer, mais c'est comme ça.
Sur le fond, nous ne proposons pas une orientation : ce n'est pas "notre" boulot. Personnellement, ce que je veux, c'est que le débat que vous citez dans votre post et les questions, dont certaines sont très pertinentes, soient au coeur de la campagne. ET pas les porte-avions ou le patrimoine de Royal !
T.

Aetius, si vous osez me soutenir que José Bové ou Jean-Marie Le Pen ont une chance d'être élu, je vous préviens, je ne vous répondrai pas !

@ Gézitt et Aetius : nous nous adressons à ceux qui ont une chance de gagner dans le monde réel.

@ Jules,
Peut-être que certaines formulations sont malheureuses. Je l'ai d'ailleurs dit à mes compères, après avoir relu : certains passages expriment plus certaines opinions qu'ils ne demandent des prises de position claires sur tel ou tel problème "objectif". A la relecture, en effet, je ne me reconnaît pas, par exemple, ce qui est écrit sur la concurrence fiscale et le transfert du travail vers les pays à bas salaires.
Mais nous avons préféré sortir vite un texte plutôt que lancer un débat de fond qui aurait duré jusqu'en 2008.

Nous avons peut-être eu tort de ne pas clairement dire que nous considérons (c'est en tous cas ce que je pense) les grands media comme au moins co-responsables. Je l'ai fait dans la chronique des blogs de ce matin sur Europe 1...

Mais il faut prendre la chose comme une interpellation.
Oui, la France doit faire un choix : si on veut pouvoir s'acheter des télé et de la hi-fi pas cher, faut pas se plaindre des délocalisations. Et si on veut se protéger, nous voulons que les responsables politiques disent clairement ce que ça implique.
Pour continuer sur cet exemple, le libre-échange fait pression sur les salaires, c'est un fait. Pression par le bas pour les activités à faible valeur ajoutée, pression vers le haut avec une France qui a toutes les peines du monde à conserver ses plus grands talents. C'est pas Attac, c'est un fait. Ne fais pas le Sarkonounours pachidermique avec des raccourcis que Libé t'envierait.

Voilà, cette adresse demande juste que chacun tire les conséquences, en termes de projets de société et de grands choix stratégiques, des mesures qu'il propose ici ou là.

Et Jules, en politique, écrire et parler c'est agir. Désolé, nous ne sommes pas au gouvernement, désolé, une campagne présidentielle, ce sont des mots, des discours, des promesses, des attentes/revendications exprimées, des façons de recevoir les projets et promesses... (outre bien sûr l'éventuelle défense d'un bilan, qui occupe ici bien peu de place puisqu'aucun des sortants majeurs -PM et président- ne sont, à ce jour, candidats). Et désolé, nous écrivons en tant que bloggers, c'est-à-dire commentateurs et observateurs. On n'a pas le don d'ubiquïté.

Nous ne cherchons pas à produire quoi que ce soit de nouveau, précisément. Nous demandons que les grands choix de société qui doivent être préparés maintenant soient clairement exposés. Ni plus, ni moins.

Pour la nouveauté, fais nous rêver pliz, épate nous de ta créativité. Relis ton blog avec un peu de recul : tu es un éditorialiste de droite pitbull. Ce qui ne m'empêche pas de te/vous lire régulièrement, tu le sais. Mais ne te la raconte pas trop alors pliz. Il suffit pas d'avoir traversé la Manche et de raconter combien c'est plus dynamique à Londres pour faire du nouveau, Jules.

Et puis me faire la leçon à moi avec ton "le mieux serait d'interpeller sur des sujets précis", c'est franchement ridicule.
Nous ne nous contentons pas de demander qu'il monte puisque nous listons une série de SUJETS PRECIS sur lesquels nous voulons des projets clairs et cohérents entre eux.
Par ailleurs, cette critique me paraît bien à côté de la plaque sur ce blog...précis. Je crois travailler pour quelqu'un qui, c'est le moins qu'on puisse dire, bosse sur des sujets précis.

C'est marrant, en relisant la fin de ton commentaire légèrement caricatural, je me rends compte que pour toi écrire c'est commenter passivement comme un benêt, mais faire de la vidéo en interpellant c'est agir. Eh béh, pour passer du verbeux à l'acteur engagé, il suffit d'avoir une caméra. Cool !
J'éxagère, tu n'as pas tort de dire que des interpellations filmées auraient beaucoup plus d'impact. Mais tu dois imaginer que c'est pas gagné gagné de le faire en cette période de campagne. A moins qu'on se contente de happening style act up à gueuler
"alors Sarko, la BCE est-elle coupable de notre laxisme budgétaire?", "alors Mme Royal, entre la télé pas cher pour la ménagère et les délocalisations Damart, vous choisissez quoi?", "alors M. Bayrou, comment comptez-vous redynamiser notre recherche?"...puis on se pavanerait en disant que vraiment on en a de très grosses, sans avoir fait avancer le débat d'un pouce supplémentaire.

Tu n'as évidemment pas tort sur la politique par les lobbys. On en a maintes fois parlé. Cette politique est déjà à l'oeuvre, mais elle ne s'affiche pas toujours au grand jour (et encore, Don Quichotte, c'était quoi?).
Encore une fois, l'objet de ce texte est de demander des projets de société, pas de mener des opérations sectorielles. Là, c'est le lobby des passionnés de politique qui interpellait, avec des moyens de merde, une préférence pour la spontanéité, aucun plan de comm'et, peut-être aussi, la ringardise de l'écrit. On fera mieux, et peut-être qu'en effet, il est plus efficace d'agir de manière ciblée ; de manière mieux pensée et plus professionnelle, c'est une évidence.
Mais toi, c'est bien un blog que tu as lancé? Où sont tes actions de lobbying ciblées?

@ Aetius,
Vous donnez beaucoup d'importance à une brève de 20 lignes sur le site de Marianne... Diversifiez vos lectures, et la baudruche se dégonflera, croyez moi.
Je suis allé faire un tour chez Toréador pour prendre connaissance de vos échanges. Qui sème le vent récolte la banderille tout en subtilité du Toréador...

Nous n'avons pas demandé aux candidats de signer, nous avons exprimé nos attentes. Nous avons exprimé une demande : nous voulons que les citoyens aient à choisir entre de vrais projets de société (je trouve personnellement que Sarko en a un très clair, et c'est d'ailleurs sa clarté qui permet aux 2 autres de se contenter de "moi c'est pas lui") plutôt qu'entre la feuille d'impôts de l'un ou l'autre candidat.

No comment sur votre inventaire de "qui est responsable, tous pourris". Nous posons des questions, notamment parmi celles que vous soulevez. On aurait pu aussi faire une lettre ouverte au peuple français "Le Pen, vite". Mais on ne l'a pas fait. Vous pouvez vous en charger, je relaierai à Marianne avec plaisir.
Plus sérieusement : nous demandons qu'en 2007, eu égard à la gravité de la situation, de vrais choix strucurants soient faits et assumés en amont, alors que -pour aller dans votre sens- ils ont sans cesse été repoussés depuis 25 ans au moins.

Sur le discrédit de la communauté naissante des blogs, arrêtez. On trouve de tout dans les blogs, nous n'en sommes qu'une infinétésimale partie.

Merci Charles pour ce long et courageux commentaire de mon long commentaire. Je n'ai pas le temps de revenir sur tous tes points, juste 2 seulement :

- cet appel a beau avoir été écrit avec des gens de droites, il a des relents très marqués ATTAC / Monde diplo sur l'air de "la finance mondiale détruit tout". Ce type de discours de gauche et d'extrême gauche dé-légitime votre démarche en faisant de votre appel un énième bidule de scribouillards de bellaciao ou d'Attac.

- Les Donquichottes. Je crois que tu as pris là un excellent exemple. Si les Don Quichottes s'étaient limités à un joli papier dans les pages Rebonds de Libé ou à un appel sur un blog, il n'y aurait jamais eu tout le tintouin médiatique qu'il y a eu autour d'eux et de leur action. Les candidats ne seraient pas venues s'agenouiller à leur pied pour leur promettre monts et merveilles.
Les Don quichottes sont passés à l'action. Une simple pétition n'aurait pas déclenché tout cela.
C'est là mon propos, cessons de discourir. La France est plein de grands discours, de têtes bien faîtes, de bons étudiants capables de fournir une dissertation sur la Franc politique des années 30 à nos jours. Très bien. Mais il ne faut pas que cela se substitue complètement à l'action.
Je pense que l'on devrait oeuvrer à plus d'action de type Don Quichotte (je parle de la démarche, pas du contenu) qu'à toujours plus de discours, de pétitions, d'appels, etc.
C'est JUST DO IT en fait... ;)

Merci de cette précision Jules, je n'avais pas compris que tu voulais dire ça...
Tu rejoins la critique que Versac m'a formulée quand je lui ai "vendu" le texte: sans un mode opératoire original, punchy, c'est une posture narcissique.
[Au moins cet ADN aura été l'occasion d'un miracle de la science : Jules de W-next et Versac tenant les mêmes propos!]

Mais lorsqu'il s'agit de demander des projets de société cohérents en phase avec les défis qu'on a trop refusé de regarder en face (et pas de revendiquer quoi que ce soit pour telle ou telle catégorie de la population), pas évidente à monter, l'opé coup de poing...

J'ai toujours eu un faible pour les tartes à la crème, mais en ce moment ce serait dangereux pour mon taf et mon portefeuille, ma liberté de mouvement et ma beaugossitude.

Toutes les idées d'interpellation punchy sont bienvenues ici.

ma beaugossitude ! lol ! Of course you are !

Versac pense comme moi? Il doit se sentir voler. ;)

Charles ANDRE

J'ai encore du mal à considérer le raffiné "ducon" de Toréador comme une banderille tout en subtilité...
La contradiction, virulente certes, que j'exposais à trouvé là, une réponse à la hauteur !
Enfin, on fait avec ce qu'on a.

Mon inventaire ne signifie pas "qui est responsable,… tous pourris".
Mon inventaire, qui reprend d'ailleurs quelques termes de votre appel, signifie que les situations, les problèmes, empirent pour les moins armés.
Mon inventaire ne signifie pas ...tous pourris, mais tous dans l'erreur (mais de bonne foi ?).

1) Le mauvais choix de système d'échange.

En fait, ce n'est pas même un choix. C'est la continuité depuis 1968. Donc, une facilité.
La France s'est éveillée industriellement, depuis plus d'un siècle.
Dans les années 1970, elle ronronne, avec une croissance correcte, à peine touchée par les chocs pétroliers et une inflation mal maîtrisée.
Pas trop d'ennuis avec les importations, que ses entreprises les organisent elles mêmes, bien avant qu'elles ne délocalisent.
Et puis, comme un best-seller le prévoyait, certains pays s'éveillent.
Tout va bien, puisque ces nouveaux venus sur la scène internationale ne nous font parvenir que des trucs de pacotille, à tel point que rapidement, vox populi qualifie ces objets de "made in Taiwan".
Un beau jour, pendant que les entreprises occidentales s'intéressaient discrètement, sous-traitaient sans communiquer et s'installaient à pas feutrés dans ces pays à bas coût, il y eut rejet des populations pour ces produits, ces pièces détachées, souvent de mauvaise qualité, venus de ces contrées exotiques.
Alors on supprima le "made in", pour cacher la provenance des indésireux et estomper la main mise du "marché" dans le commerce mondial.
Et depuis, ce phénomène s'est amplifié. Et maintenant, voilà qu'ils savent faire, ces nouveaux émergents. Et qu'ils nous supplantent, dans tous les domaines.

J'insère ici une phrase de Charles. Je lis :
"Oui, la France doit faire un choix : si on veut pouvoir s'acheter des télé et de la hi-fi pas cher, faut pas se plaindre des délocalisations. Et si on veut se protéger, nous voulons que les responsables politiques disent clairement ce que ça implique."

Ok. Mais qui oblige qui à s'acheter des télés ou de la hi-fi pas cher ?
Pourquoi aller chercher au loin ce qui existe tout près ?
Il faut savoir ce que l'on veut.
Il y a encore quinze ans, des téléviseurs de toutes marques étaient assemblés à Sens. Et aujourd'hui ?
C'est cruel, mais quand un "pauvre" achète (pour combien ?!) une paire de Nike fabriquée pour 10 dollars aux Philippines, il fait fermer l'usine de son cousin qui produisait d'autres baskets en Bretagne.
On a tous, dans notre famille ou notre entourage, des exemples de personne en proie avec le problème du chômage (3M) ou qui cherchent à s'en sortir avec un emploi partiel (1 personne sur 6 en France - 4M). Et on a tous une portion de responsabilité dans l'histoire.
C'est vrai qu'un achat est un acte politique. Mais quand les gens n'ont que peu de ressources, ont-ils réellement le choix ?
Les bornés veulent le beurre et l'argent du beurre ; les libéraux poussent jusqu'à vouloir aussi la crémière.
Feu Rony Couteur disait en 1994, lors d'un débat sur le sujet : "C'est curieux, j'ai l'impression que le monde du travail ressemble de plus en plus à celui du spectacle : tous intermittents".

Quelques prévisions ?
Avant quinze ans, Airbus sera produit en grande partie en Chine (où les salaires bas sont figés).
http://www.france5.fr/cdanslair/index.cfm
Voir Y a-t-il un pilote dans Airbus ? 1er mars 2007.

Dacia, filiale de Renault, qui en Roumanie produit depuis plus 40 ans les modèles arrêtés en France, arrive désormais avec la Logan. C'est un essai grandeur nature. Quand on sait que le potentiel actuel de production de voitures en Europe dépasse de 30% le besoin, combien de véhicules sortiront des usines françaises dans 20 ans ? Combien de compétences à l'ANPE alors ?

Le problème est qu'aujourd'hui, les dés sont pipés, le combat n'est plus loyal.
Des activités complètes disparaissent. Des régions mono-industrie périclitent.
La finance pèse beaucoup plus que la politique.
Le libre-échange, voilà l'ennemi !

De plus, ce ne sont plus des entrepreneurs qui pilotent les grosses boîtes, mais des financiers, quand ce ne sont pas des fonds quelconques, qui exigent une rentabilité à deux chiffres, loin de notre croissance inférieure à trois points.

Le libéralisme (le libre échange), ne fonctionne que si les concurrents sont au départ à égalité. Là, on peut parler de compétitivité, puisque tout le monde dispose des mêmes moyens. On peut aussi supprimer les barrières douanières, n'appliquer aucune règles dans les échanges, puisqu'elles ne servent à rien.

Mais comment lutter quand l'échelle du coût de la main d'œuvre est graduée de 1 à 50 ?
Dans les conditions actuelles, où le postulat est de dire que le meilleur gagne, la France et les occidentaux en général partent faire un marathon avec un sac à dos de 50 kg pendant que les p'tits nouveaux n'ont que leur gourde à la ceinture.
Oui, vous allez me dire, certains s'en sortent mieux que nous. C'est pinutts par rapport au déclin occidental qui se prépare.
C'est mieux outre Manche ? Peu de chômage mais que des petits boulots. Promenez vous un peu sur la côte anglaise : une maison sur trois est For Sale. C'est signe que tout va bien, effectivement.

Des solutions, oui, il y en a.

Emmanuel Todd, par exemple, se manifeste en novembre dernier.
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Il dénonce le «libre-échangisme» hérité de David Ricardo. Selon ce grand économiste du XIXe siècle, le libre-échange permet à chaque pays de se spécialiser dans les productions pour lesquelles il est le mieux placé (le vin au Portugal, le textile en Angleterre), cette spécialisation profitant in fine à tout le monde.

Aujourd'hui, avec la montée en puissance de l'Inde et de la Chine, le libre-échange économique n'est plus d'actualité car ces deux pays-continents, du fait de leur poids démographique, n'ont aucune raison de se spécialiser et peuvent donc concurrencer sans limite les concurrents occidentaux, jusqu'à épuisement de ceux-ci.

En somme, les classes populaires d'Europe ont raison contre leurs élites dirigeantes quand elles dénoncent les délocalisations et l'abattage à tout va des protections douanières ! La solution, pour Emmanuel Todd, réside dans la formation d'une entité économique étendue à toute l'Europe mais protégée de la «mondialisation» par de solides protections douanières. C'est ce qu'il appelle un «protectionnisme européen raisonnable».
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On peut même construire plus finement. Les disparités (fiscales et salariales) en zone Europe permettraient la création de trois entités économiques, avec des aides entre pays, jusqu'à ce que ces disparités s'aplanissent.

Et ne faites pas, de mon propos, une comparaison avec Le Pen. Lui veut fermer les frontières. Moi, je veux réguler les échanges.
Le pays s'est enrichi au fil des immigrations et devra accepter encore des flux, dans les décennies à venir.

Une petite citation ? : «Pire qu'un pouvoir occulte, nous découvrons avec la mondialisation une pure absence de pouvoir.».

2) Le mauvais choix de société.

Pendant que se déroule ce qui est dit plus haut, on travaille en France.
Et d'aucun ne trouve pas mieux que de faire supporter à ceux qu'ils ont sous leur coupe, les effets de ce commerce déloyal.
Pour rester concurrentiel, dans ce combat à l'issue prévisible, on frêne les salaires, on calque le temps de travail aux coups de feu de l'entreprise, on ouvre le dimanche, on cherche à supprimer les règles qui régissent le travail, on prétend vouloir offrir des heures sup. à ceux qui bossent déjà (et les autres, ils crèvent ?), en un mot, on presse le citron.
Le travail des politiques depuis nombre d'années va dans un sens unique, qui favorise les puissants et s'écrase devant les lobbies.
C'est normal : ils ont tellement les yeux rivés sur les sondages, sur la cote du CAC40, qu'ils ne perçoivent pas même ce qui se passe devant leur palier.
Mais, quand ils sont au pouvoir, ils évitent le regard sur leur indice de popularité.
C'est beaucoup plus simple de satisfaire un petit nombre d'installés que d'entendre et de répondre aux 7M qui vivent avec moins de 760 euros par mois !
Alors, à chaque élection, on fait des promesses, on prétend avoir la clé, on assure des jours meilleurs… Bref, on se présente. On ose se présenter.

Votre lettre demande bien aux trois "crédibles" des solutions ?
Je vous rassure de suite : ils n'en ont pas, puisque leur projet de société reste le libéralisme : dur pour Sarkozy, subtil pour Bayrou et adouci pour Royal.
Les trois ont appelé au Oui, alors que le peuple a répondu Non.
Il y en a même un qui veut faire voter le futur parlement, contre la décision des électeurs.
Cela ne vous suffit pas comme réponse ?

Je termine par une phrase de Michel Onfray, dite au cours d'un dialogue avec Philippe Raynaud, "A quoi sert l'extrême gauche ?" :

Est-on dans l'éthique de conviction ou de responsabilité ? La révolution est peut-être pour demain, j'en doute, mais en attendant que fait-on aujourd'hui dans le réel ? L'alternative n'est pas entre social-réformisme ou révolution. Il serait bon que les réformistes gauchisent un peu leur discours et que les révolutionnaires responsabilisent le leur, afin de faire ce qui est faisable et d'arrêter de défendre l'infaisable et l'indéfendable - le paradis sur terre.... L'extrême gauche officielle n'a pas le souci du réel, la gauche libérale n'a pas le souci de l'idéal.
http://hebdo.nouvelobs.com/p2203/articles/a331129.html

Bonne nuit.

Aetius, vous écrivez trop et ne pensez pas assez. Comment : vous venez chez moi, pissez sur le canapé, cassez ma lampe et vous vous étonnez de vous prendre une baffe ?
Qui croyez vous êtes Aetius pour venir poster des commentaires agressifs chez les gens et attendre qu"'ils vous baisent les pieds ?

Votre commentaire est beaucoup trop long. Vous avez le droit d'être contre la démarche. Maintenant, je vais vous dire un truc : Charles, quelques autres et moi, nous avons tenté quelque chose. C'est mieux que de se draper dans une posture morale du type "ça sert à rien".

Toreador

Aetius,
Désolé, je ne suis pas adepte des smileys et autres lol mdr ptdr. J'aurais apparemment du les utiliser quand j'évoquais la banderille toute en subtilité de Toréador...

Que les enjeux et les conséquences de nos choix soient clairement expliqués et assumés (par les media et par les politiques) est précisément un des objets de ce texte. Je l'ai déjà écrit ici.
Rien n'a été anticipé, rien n'a été expliqué, rien n'a été assumé des conséquences de notre ouverture au libre-échange. Tout a toujours été présenté comme un fait accompli, on a toujours attendu qu'il soit trop tard pour présenter les choses comme une fatalité (ex. : le textile).
Forts de ce constat, nous demandons aux politiques d'effectuer un choix clair, aux media de contribuer à exposer leurs conséquences.

Non, rien n'oblige d'acheter ce qui est produit dans les pays à bas salaires. Mais ce choix a un coût, vous le savez.

Le libre-échange a des avantages, des inconvénients et des règles. Il faut le voir comme un tout. C'est, encore une fois, une dimension souvent occultée.

A l'inverse, le protectionnisme est un matelas, qui nous permet de contrer le processus de "destruction créatrice", de protéger des productions, de conserver des économies plus diversifiées, de rester immobiles...mais ce choix a un coût, qui lui-même doit être exposé et assumé.

Vous relayez le "raisonnement" d'Emmanuel Todd, selon lequel la taille de la Chine et de l'Inde ne leur obligerait pas de se spécialiser.
Depuis quand la taille est le critère de la compétitivité? La Grande-Bretagne dominait le monde libre-échangiste du XIXème siècle et le Japon n'a pas été écrasé...

"une entité économique étendue à toute l'Europe mais protégée de la «mondialisation» par de solides protections douanières".
Oui, je persiste et signe, c'est du Le Pen. Ou du Todd. Ou du Aetius. C'est du protectionnisme, qui implique notamment de grandes conséquences pour, par exemple, les pays en développement qui commercent avec nous...

Vous nous donnez vos solutions protectionnistes anti-mondialisation. Merci bien. Personnellement, la société protectionniste que vous décrivez me semble une société immobile, sans vie, sans remises en question. Elle ne m'attire nullement. Mais elle attirera certains qui demandent avant tout de la protection, de la conservation, de l'acquis, de la doulce France.

Tout ce que nous demandons, c'est que l'objectif et les implications politiques, économiques, sociaux qui président aux "réformes" soit clairement exposé et assumé. Sinon, ce sont des réformettes et des braquages. Choisissons une orientation claire ; pour cela, il nous faut un débat clair.

Charles,

Je n'aborde que trois points pour faire court.

1) A propos de régulation :
Ne pas confondre imposer des taxes aux frontières pour réguler et protectionnisme.
Les Etats Unis sont "Le Pen" ?
Le Japon est "Le Pen" ?
Ces deux géants se gênent ils ? Non. Et le monde continue de respirer.

2) A propos de mes solutions protectionnistes anti-mondialisation :
Il n'est pas question de se scléroser, mais de continuer de travailler et de progresser plus sereinement, avec un esprit délivré des soucis de fin de mois.
Combien son courageux, volontaires et n'y arrivent pas ou mal, avec moins de 800 euros par mois ? C'est le prix de quoi, une précarité pareille ? Des gens méritent ça ?
Ces "petits" comptent ils pour vous ?

3) A propos du fameux concept de "destruction créatrice"
Des dizaines de milliers d'emplois se sont évanouis depuis 40 ans dans les industries manufacturières, textile, chaussures, électroménager, etc. (350.000 rien que dans l'habillement). Ce sont majoritairement des emplois sans grande qualification.
Pourquoi, bien que tout le monde s'accorde à le dire, un effort véritable n'est pas proposé dans l'éducation, l'université, la recherche ?
La production de l'Airbus est en cours de délocalisation. Que restera t il à Toulouse dans quinze ans, hormis les bureaux d'études ? Quand les 60.000 emplois directs, les 30.000 emplois de sous-traitants (tous relevant d'une industrie dite de pointe) seront évaporés donc détruits (je ne compte pas les emplois induits), vers quelles création vont se diriger ces gens ? La production de porte clés ?

Puisqu'une grande partie de la planète est moins chère que nous, puisque le libéralisme n'admet aucune règle, quelles industries, quels services vont naturellement résister ?
Quels sont les joyeuses prospectives de créations après destructions ?
Mon passé industriel me jouerait-il des tours ?

A vous lire.

Gesitt a fait une très bonne analyse, sans blabla, d'un pragmatisme auquel vous n'avez pas répondu et je m'en plains car j'adhère totalement à sa réflexion !
Je reprends par là-même l'évocation de Pécastaings qui s'inquétait de votre sectorisme arbitraire envers certains candidats dont il y a un mois vous n'auriez pas mis F.Bayrou, aujourd'hui à quasi égalisté avec vos acteurs ringards d'un autre temps, à bout de souffle et soutenus par une pseudo démorcratie aux allures de maquereaux appelés partis politiques, qui n'existent que par des textes en leur faveur votés par eux et pour eux...

Le seul régime démocratique qui vaille d'être est la représentation du Peuple par le peuple, c'est à dire version moderne, le RIC ou le RIP (référendum d'initiative citoyenne) adopté par les Suisses depuis belle lurette....
Toutes les autres propositions ou existences représentatives actuelles sont obsolet et nous n'en voulons plus, de ces plans de carrière, de cumuls de mandats, de ces élus qui ne nous considèrent que comme administrés et non comme citoyens électeurs et décideurs....

Toujours intellectualisé, tourner autour de la marmite pour savoir si c'est la tête ou le cul de la poule que l'on va installer à la cuisson en premier....

Le problème c'est qu'actuellement toutes ces tergiversations intellectuelles sont très éloignées de la réalité pragmatique du terrain, de la france dite profonde, celle du terroir qui représente la majorité de l'électorat... N'oublions pas qu'un Citadin est un paysan d'origine et fier de son terroir d'origine...

J'aime l'analyse de vos deux derniers articles et en particulier l'esprit de l'Europe...

Je réitère que vous vous contingentez sur les principaux candidats, cette analyse est injuste c'est comme si vous n'écoutiez en ces temps que l'avis des Députés bien éloignés des incertitudes du Peuple...
Vous semblez faire du "légitimisme- bobo-intello" qui se la pète d'avoir inventer une énième formule pour faire de l'eau tiède !

Pardonnez mon radicalisme verbal en lutte contre l'expression verbieuse anti pragmatique de faits....
C'est ce que j'ai ressenti en suivant la même chose sur le site désirs d'avenir durant quelques semaines pour essayer de comprendre Royal...

Je vous ai connu de par top-débats.info...
Pourquoi obligez vous aussi d'inscrire une adresse courriel, ce ne devrait pas être obligatoire, d'autant que lorsqu'un site est indiqué....

Je viens régulièrement vérifier ici si un émérite blogueur a répondu à ma question qui était :

Qu'entendez vous par crédibles ? La place de ces trois candidats dans les sondages, vos choix personnels ou collectifs, les choix des chaînes de télévision ou des journaux ?

J'ai trouvé, comme début de réponse :
"nous nous adressons à ceux qui ont une chance de gagner dans le monde réel"

Ce n'est pas une réponse, mais une obscure affirmation.
Je crois lire du Sarkozy : c'est comme ça parce que c'est comme ça !

Je pensais m'adresser à des spécialistes.
Merci à Messager de me conforter dans ce que j'avais cru comprendre.

Comme ce site m'a été indiqué par un Ami, de top-débats.info, je crois en sa crédibilité mais cher Gezitt, aussi, vous me confortez de ressentir la même impression quant à la réponse très circonstanciée, type Chef Police, qui vous a été formulée...

Il est vrai qu'actuellement, en cette période assez mouvementée, il faut être prudent de savoir à qui on s'adresse et j'en ai fait les frais dernièrement sur un site qui critique Royal mais qui est pro Sarko et surtour un site qui censure nos réponses...

Ca, ,je ne peux pas supporter, surtout quand les réponses sont étayées et loyales, alors comme moi si vous le voulez, allez les abreuver d'objectivité et d'honnêteté ainsi que d'intégrité comme s'en défend leur protégé, Mr Sarkozy... C'est :

http://jeff123.typepad.fr/royalmensonge/

Pour conclure, j'espère que nos jeunes essayistes sauront être à la hauteur des gourmands d'espoirs voire les intégristes de la rigueur intellectuelle pragmatique mais aussi nécessairement désuète au niveau de l'EGO...

Pour formuler cette rigueur, j'informe être pour maintes raisons objectives pour F.Bayrou, le seul candidat sans rustines, équilibré sur le plan famille, homme de terroir et de terrain où peuvent se reconnaître maintes citadins comme ruraux, littéraire et cultivé, ce qui change des deux autres concurrents... Etc, etc....

20 pays dont dix-huit ayant adopté le projet de constitution européenne se sont réunis à Madrid. Ils ont constaté :

1) qu'il n'y avait pas de plan B

2) que la France n'a pas fait de proposition pour débloquer la situation née de l'échec du référendum en France et en Hollande (comme si le gouvernement français se désintéressait complètement de l'avenir de l'Europe)

3) que les participants à la réunion de Madrid sont d'accord pour relancer le processus d'intégration européenne sur la base du projet qu'ils ont déjà adopté.


Question à poser à tous les autres candidats à l'élection présidentielle :

Quelle devra être l'attitude de la France si les pays européens qui ont adopté la constitution décident, entre eux, de mettre en application cette constitution pour tous ceux qui l'ont adopté. Et que l'on n'esquive pas la réponse en disant que ce n'est pas possible puisque les traités (y compris le traité appelé à tort projet constitutionnel) sont signés entre des états souverains et que rien ne peut les empêcher de le faire même si cela serait une mauvaise manière faite à la France (Les états qui ont voulu créer la monnaie unique se sont bien regroupés dans l'eurogroupe !)

Il faut aussi bien faire attention aux implications des réponses apportées à cette question :

soit on accepte de revenir sur le NON français et grâce à certains aménagements habilement présentés on intègre la communauté et l'Europe repart

soit on campe sur nos position au risque de voir l'Europe se faire , sans nous, autour de l'Allemagne (ce qui, en l'absence de la France et de l'Angleterre, serait le triomphe d'une Europe germanique étant donné la différence de poids économique entre l'Allemagne et les autres petits pays de l'Europe ) C'est ce dont rêvait Hitler, ce n'est sûrement pas ce que voulaient faire les pères fondateurs de l'Europe dont le but premier était de souder la France et l'Allemagne.


Un fonds de garantie des retraites avait été mis en place par les gouvernements successifs et devait être doté de 100 milliards d'euros pour assurer les retraites à partir des années 2040. Il ne doit y avoir, actuellement , qu'une trentaine de milliards dans ce fonds. On est loin du compte! et comme l'état, déjà fortement endetté, est impécunieux, ce fonds risque de ne jamais être abondé alors qu'il serait absolument nécessaire de le faire.
suggestion : créer, à partir de ce fonds, un fonds de pension assurant à tous les français que leur retraite sera garantie. Pour cela, il faut mettre dans ce fonds toutes les participations de l'état dans les entreprises cotées ou non cotées (elles appartiennent au peuple français et cela ne coûterait rien à l'état) et faire un appel d'offre pour faire gérer ce fonds par des établissement bancaires ou d'assurances pour le compte de la branche retraite de la sécurité sociale.
mérites de cette méthode: contourner les syndicats opposés aux privatisations, assurer les retraites de tous les français par les bénéfices fournis par ces produits de placement; assurer aussi, grâce à ce fonds de pension à la française et en tenant compte des participations de la Caisse des dépôts, une francisation des entreprises du CAC 40 (détenues actuellement à 40 % par les fonds anglo-saxons) pour ne pas voir leur sièges sociaux quitter la France. Un cahier des charges spécial peut demander aux banques et assurances gérant ces fonds de ne pas descendre en dessous de 51% pour EDF et AREVA et fixer un plancher minimum de participation (15 ou 20 %) pour toute entreprise jugée stratégique pour l'avenir du pays.

Les raisons du pourquoi l'Europe est en panne sont à mon humble avis très simples...

L'idée de l'Europe émane de la France et comme vous le soulignez, Jabain, de l'Allemagne mais dans des conditions initiales de complémentarité et cela il ne faut pas l'occulter... La France l'or vert et l'Allemagne la sidérurgie...
(époque Giscard)...

Ensuite présentement, l'Europe sauce Anglaise et Suédoise avec des appartés, ça suffit...(sauce mastritch)

Puis, un vote Français puis ou et Hollandais ont vite fait de recaler la vraie démocratie, les autres pays devant cet apparent désastre, ont fait forfait pour le scrutin type REFERENDUM pour adopter un vote parlementaire fagocité....(sauce XXIème siècle)

Ce que je prétends n'est que sagesse de PEUPLE ! Tout le monde a compris que l'Europe c'est la négation visuelle mondialiste moins la chine, USA, Russie et pays satellites, en somme les mêmes qu'au G8... Tout le monde a compris que l'Euro n'était qu'une force d'opposition au dollar et surtout pétro-dollar.... Tout le monde a compris que la libre circulation des biens et des personnes n'était que pour la spéculation et l'argent sale....

Et de tout ça, on semble s'étonner que les Français comme certains autres Européens ne sont pas dupes de ces magouilles dont les politiques sont les supports représentatifs et légitimistes d'un vol manifeste de la liberté du progrès pour tous....
Les valets du diable...
Lisez un très bon livre prémonitoire, "La danse avec le diable" de Gunther Schwab... Vous aurez tout compris de la trame dont nous sommes les pions et les politiques formés en partis, les alibis.
Bien le salut à tous,

Gézitt, je vous ai répondu:
etius (soupir) vous n'avez pas compris le mot "crédible". Vous l'avez vu comme un jugement de valeur. Il s'agit de réalisme ! L'un de ces trois-là à 99,99% de chance d'être élu. Voilà pourquoi nous ciblons sur eux car nous voulons être utiles. On peut le déplorer, mais c'est comme ça.
Sur le fond, nous ne proposons pas une orientation : ce n'est pas "notre" boulot. Personnellement, ce que je veux, c'est que le débat que vous citez dans votre post et les questions, dont certaines sont très pertinentes, soient au coeur de la campagne. ET pas les porte-avions ou le patrimoine de Royal !
T.

Le patrimoine des Candidats ne me semble pas de moindre importance, il est le reflet de la transparence et de choix de vie par devant les Citoyens...

Est-ce juste aussi que S.Royal ne soit pas mariée, vive en concubinage relatif et veuille accepter de banaliser le mariage, ce symbole, en accès aux homosexuels !

L'image envoyée est l'image intérieure de la personne et augure en micro de ce qu'elle peut produire en macro...

Il y a tant de contradictions chez les Candidats, comme S.Royal qui dénonce le cumul des mandat alors qu'elle le fait elle-même.
Que celle-ci dénonce la prestation de Sarkozy jusqu'auboutisme de sa place de Ministre de l'intérieur et elle qui occupe sa place de Présidente de région en y étant payée sans y mettre les pieds....

La crédibilité sans être mégoteur s'oblige à commencer par les petites choses de la vie qui ne sont pas anodines...

Dans l'imagerie du micro et du macro, je serai tenté de ces dictons populaires :
Qui vole un oeuf vole un boeuf...

Et, ce sont les petits ruisseaux qui forment les grandes rivières...

Coucou, Charles !
Pas de réponse à post du 07/03 à 10h03 ?

Aetius (désolé aux autres, j'essaierai de vous répondre + tard),


1) Une taxe aux frontières est une forme de protectionnisme. Une barrière douanière en est une autre. Protectionnisme est générique : protection, la taxe est une modalité.

Mais effectivement, mon raccourci sur Le Pen était facile. Je ne suis pas favorable aux barrières douanières pour des raisons d'intérêt particulier français et général : nous profitons de la liberté des échanges. En général, on se plaint de la mondialisation quand on n'a pas eu le courage d'anticiper les mutations de notre offre qu'elle impliquait. On attend qu'il soit trop tard pour ne pas avoir à changer, ne pas avoir à décider, et après on dit "saleté de mondialisation". Populisme, que Le Pen n'est, il est vrai, pas le seul à incarner.

Le protectionnisme pèse avant tout sur les pays en développement (ce n'est pas pour rien qu'ils se fédèrent pour demander la levée des barrières douanières occidentales). J'y suis défavorable, même si ça implique des exigences pour la France.

2) Je ne vois pas en quoi vous démontrez quoi que ce soit. Il y a des pauvres donc c'est la faute à la mondialisation?

3) Je m'insurge aussi contre l'absence d'efforts pour accorder nos formations aux
besoins d'aujourd'hui et, même, pour anticiper une offre en favorisant structurellement l'innovation.
Peut-être que les tâches participant à la construction des avions Airbus devront être délocalisées dans les pays à bas salaires. On ne gardera peut-être chez nous que la conception, le contrôle, le marketing, la direction. Je ne vois pas le problème qu'il y a à évoluer, je le répète.
Il y a eu, il y a deux semaines environ, un article dans le Monde sur des ouvrières textiles qui ont été formées à d'autre tâches en anticipation de délocalisations futures. La tonalité des propos était assez largement positives : la reconversion a amélioré leurs qualifications, leur a permis de découvrir une nouvelle activité et, souvent, de diversifier leurs tâches, moins exclusivement manuelles. Tout bénef, même s'il est au départ terrifiant de devoir changer de job à 50 ans.
Changer de job à 50 ans, devoir changer de secteur, c'est ce qui terrifie certains dans la mondialisation. Je le comprends.
C'est précisément cette variété, cette incertitude, cette philosophie de vie, carrément, qui la rend si positive à mes yeux. Je n'ai pas encore 30 ans...

Aucune loi économique ne considère qu'on perdra les services. Mais pour les industries, pour les productions nécessitant des ouvriers pas/peu qualifiées, nous ne pourrons, en effet, pas facilement lutter contre les pays à bas salaires. Et encore, n'oublions pas les coûts de transports (additionnés, je l'espère, de taxes écolo à venir).

Montons en grade !

Ce ne sont pas des réponses qui me font changer de conviction.
J'espère en la clairvoyance des électeurs.

Idem pour moi, vos argumentations sont un peu stéréotypées base mondialisation.
Vous aussi le trentenaire pensez que les quinquagénaires sont ringards et d'une autre génération et bien j'ai 56 ans et ai passé ma vie à monter des réseaux et toujours d'être dans le mouvement de la vie ! Je suis loin d'être le seul comme les pubs sur les quinquas à la TV l'illustrent... Le seul hic, c'est le couac qu'il n'y a pas d'emploi pour les quinquas, quel que soit leur niveau d'expérience, de compétence et de volonté....

Là est aussi un sujet où les politiques font chou blanc, et Villepin comme Larcher n'ont rien fait depuis 2004 où ils se sont prétendus attelés au sujet dramatique de + d'un million 250 000 quinquas privés d'emploi et très souvent de ressources et indemnisations...
Alors vos blablas sur les bienfaits de la mondialisation, je me gausse et dis que c'est du bidon que de promouvoir un prolétariat et un encadrement en le tirant vers le bas... C'est en effet les dernières cartouches que se tirent dans les pieds les protagonistes d'un utopique progrès et évolution basés sur des besoins que l'humanité n'a pas le réel besoin pour vivre sainement....

Merci Messager. Tes 56 ans et mes 60 ne sont pas prêts à se laisser attendrir par des petits jeunes qui n'ont encore pas vu grand chose et qui ont encore l'espoir en ce merveilleux libéralisme duquel ils sont certainement protégés.
Pourvu que ça dure.
Pour la route, un petit mot de Luc Ferry que je fais mien :
«Déconnecté de toute visée de civilisation ou d'humanisme, le progrès n'a plus d'autre justification que son propre mouvement.»

Déjà, contrairement à certains sites, il n'y a pas de censure !
Deuxièmement, il est vrai que les jeunes devraient s'inspirer de l'expérience vécue des plus anciens qui est à leur service, non pour les rabaisser mais bien au contraire, pour la majorité d'entre nous, les élever pour qu'ils ne fassent pas les mêmes erreurs que nous avons souvent commises comme celles de croire bien de trop, dans les années 70 au plan marshall de Servan-Screiber, dans le défi américain dont nous voyons que les trente glorieuses signent le mot de la fin, voire de la faim des créatifs et évolutifs en tout genre !

Ce qui m'inquiète le plus, c'est le raisonnement intellectuel de maintenir un clivage gauche-droite, de le croire obligatoire chez des Jeunes ou alors il s'agit de manipulation comme je l'ai déjà laissé entendre, par des sites qui fovorisent de manière occulte l'un ou l'autre des deux candidats qui sont gênés par F.Bayrou, seul repésentant actuel d'une réelle représentation du Peuple.

Le Peuple n'est pas que plèbe ou prolétaire, quoiqu'un prolétaire au sens étymologique du terme est quelqu'un qui n'a que le fruit de son revenu pour vivre... Pour moi, la notion de Peuple est la Citoyenneté souveraine, non anarchiste puisqu'en faculté de se représenter par le RIC, (référendum d'initiative Citoyennne), largement utilisé par les pays démocrates comme la Suisse....
Je suis comme vous tous, désireux de mettre de mon énérgie pour un site qui se précise sur sa philosophie d'existence sur le Net.
Sinon, je circule à d'autres horizons où comme par hasard, je rencontre souvent les mêmes qui recherchent une forme de Vérité....

Alors, comme Marianne, s'expose ; à votre niveau, au vote interne, pour qui roulez-vous, moralement, moi, je l'ai déclaré et argumenté...
Un sans opinion n'est pas créatif et évolutif, pour ce genre de site !
N'est-ce-pas ?...

Concernant le protectionnisme ou le fait de pouvoir taxer des produits provenants de certains pays, notons que les règles de l'OMC permettent tout à fait ce genre de mécanisme : quand un pays considère une concurrence comme déloyale, il peut en appeler à l'OMC. C'est d'ailleurs une option proposée par Joseph Stiglitz (alter mondialiste bien connu non ? ;-) )dans son ouvrage "Un autre monde" que je vous conseille fortement. Il propose de taxer certains pays pollueur pour "dumping environnemental". La gouvernance de l'OMC n'est certes pas très démocratique (et favorise les pays du nord) mais c'est il me semble une piste à creuser. La mondialisation a du bon mais l'uniformisation des règles ou des taxes n'est pas bonne : on ne peut pas taxer des importations d'un pays qui fait 10% de croissance comme en Asie du Sud Est de la même manière qu'un pays africain. De la même manière on ne peut pas subventionner les paysans français ou américains qui exportent vers des pays en voie de développement.

On est d'accord jérôme, c'est une piste à creuser.
Si l'OMC, comme tu le dis, favorise les pays du nord, son raisonnement est trop global et ne peut suffire à une gouvernance commerciale équitable.
Mais est-ce vraiment son objectif ?

Bonjour,

A l'approche de la présidentielle, beaucoup d'avis sont encore indécis. Pour mettre en avant les idées de chacun et en particulier les tendances, depuis plus d'un an, nous enregistrons les opinions des français au travers de questions de sondages.

Nous offrons aujourd'hui la possibilité de diffuser sur votre blog les résultats des derniers sondages régulièrement soumis dans notre réseau. La démarche est simple. Pour plus d'explications, consultez la page suivante : http://www.debat-politique.com/partenariat-sondage.html

Je souhaite à tous le meilleur déroulement de la campagne et le bon vote le jour J.

Nicolas

C'est un peu long, Charles, d'arriver en fin de liste pour signer. Mais j'y suis, alors je ne vais pas mégoter sur tel ou tel terme moins ajusté que je ne l'aurais voulu : je signe des deux mains, très fier d'être en si honnête compagnie !

Un nouveau relais de l'ADN : interview de votre serviteur par Buzz-blog.

@ Jacques,
Aucune qualité n'est aussi importante que l'honnêteté ; le compliment me va donc droit au coeur.
Pour la longueur, s'adresser au coupable : Malakine !

Je vous inscris parmi les signataires.

Comment se fait-il que vous soyez si peu nombreux ; sur le site top-debats info, que je visite régulièrement et est consulté dans le monde entier, il n'y a que deux commentaires ; sur les différents messages de ce site il y a maximum huit intervenants ?

C'est quoi cet appel pour si peu fédérer ?

Mise à jour : l'ADN a aussi été relayé par Ouest-France.

Trublion : nous ne pouvons (hélas!) forcer personne à s'y intéresser/le relayer.

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